Cet ouvrage rassemble une série d'essais inédits consacrés au travail de Terry Riley, accompagnés de nombreuses archives inédites. Il s'agit du premier ouvrage d'envergure à proposer une exploration aussi approfondie de son œuvre et de sa trajectoire artistique.
Aboutissement de nombreuses années de recherches, Ecstatic Aperture est le premier ouvrage d'envergure consacré au compositeur californien Terry Riley. Couvrant sept décennies de création, il réunit un ensemble d'essais originaux ainsi qu'une abondante sélection de documents, de photographies et de partitions, pour une large part inédits et issus des archives du compositeur. Autant d'invitations à dépasser les récits familiers et à redécouvrir cette figure admirablement singulière de l'histoire de la musique occidentale depuis les années 1960. Malgré l'ampleur et la résonance durable de l'œuvre multidimensionnelle de Riley, celle-ci a rarement fait l'objet d'attentions critiques et historiennes approfondies. Ecstatic Aperture donne ainsi la mesure de la complexité et de la vitalité sans cesse renouvelée de son travail, tout en explorant les réseaux d'affinités et les contextes culturels mouvants dans lesquels il a pris naissance et s'est épanoui – et ceux que sa musique continue, aujourd'hui encore, de nourrir et d'inspirer.
Musicien et compositeur américain né en 1935 en Californie, Terry Riley est considéré comme le fondateur de la musique minimaliste répétitive, et comme l'un des plus importants compositeurs de la seconde moitié du XXe siècle.
Son œuvre révolutionnaire devenue classique « In C » (1964)
s'appuie sur un concept alors inédit, avec une partition uniquement composée de 53 segments répétés, et ouvre une voie radicalement nouvelle dans le fonctionnement du langage musical. Son influence déterminante se retrouvera dans les œuvres de compositeurs tels que que Steve Reich, Philip Glass et John Adams, ainsi que dans la musique de groupes de rock comme The Who, The Soft Machine, Tangerine Dream et bien d'autres. Les improvisations et compositions de Terry Riley, hypnotiques et polymétriques, aux strates enchevêtrées, à l'orchestration complexe et empruntant des accents orientaux, ont suscité un intérêt pour une nouvelle tonalité. Au fil des ans, Riley a travaillé avec le Kronos Quartet, La Monte Young, des membres de Fluxus, Chet Baker, Pandit Pran Nath, son fils Gyan Riley, la chorégraphe Anna Halperin, etc.
Edité par Vincent de Roguin.
Contributions de Marcus Boon, Sarah Cahill, Sarah Davachi, Erik Davis, Anthony Elms, David Harrington, Mark Mahoney, Patrick Nickleson, Britton Powell, Vincent de Roguin, Mark Sinker, Daniel Spicer.
Conception graphique : Nicola Todeschini, David Mamie, Vincent de Roguin.