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Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 - ... > – à la date du 24 avril 2012
Alejandra Riera [tous les titres]
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Alejandra Riera Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 - ... > à la date du 24 avril 2012
Edité par Valérie Cudel.

Publié avec le soutien du Centre national des arts plastiques et de la Fondation de France.
paru en février 2013
édition française
21 x 29,7 cm (broché)
352 pages (80 pages en voile de papier, ill. coul. et n&b)
25.00 €
ISBN : 978-2-9533912-7-5
EAN : 9782953391275
en stock
 
Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 - … > à la date du 24 avril 2012 traduit une expérience singulière menée par Alejandra Riera avec et à l'initiative des habitants/es du quartier de Fontbarlettes situé à la périphérie de Valence. L'ensemble images/textes a été réalisé selon une définition polyphonique de la notion d'auteur, et propose une « image de pensée collective » qui n'enferme pas la zone dite sensible sur elle-même.
Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 - … > à la date du 24 avril 2012 traduit une expérience singulière menée par Alejandra Riera avec et à l'initiative des habitants/es du quartier de Fontbarlettes situé à la périphérie de Valence ville de la Drôme, dans le sud-est de la France.
Constatant une forte stigmatisation et une image très dégradée de leur quartier, les usagers et habitants/es ont formulé une commande destinée à « révéler les manières dont les habitants/es se sont approprié cet espace en mutation constante ». L'édition est une des réponses à cette commande devenue une expérience de recherche collective ayant conduit à des engagements et formes non programmés.
Cela s'est traduit dans les premiers moments par des échanges réguliers (et non par l'image), échanges qui constituaient le matériau de base d'un film-document et de la publication. L'ensemble images/textes a été réalisé selon une définition polyphonique de la notion d'auteur, et propose une « image de pensée collective » qui n'enferme pas la zone dite sensible sur elle-même. Elle introduit bien au contraire des liens avec un dehors beaucoup plus vaste que celui d'un territoire unique, formulant ainsi « l'entre » et le non-dit tout en déconstruisant la place et le rôle de l'image pour des êtres dans des zones d'exclusion.
Dans sa construction, la publication offre un tressage des matériaux de l'enquête composés par douze échanges retravaillés avec ces habitants/es qui se poursuivent par des « notes de bas de pages » écrites par Alejandra Riera – souvent un hors-champ aux échanges eux-mêmes ; puis trente-neuf planches images et leurs légendes qui viennent révéler une autre strate de réflexion. L'impression de ces planches images sur un voile de papier trouble leur lecture pour inciter chacun à trouver sa propre lumière pour les appréhender. Passage vers l'abstraction entre opacité et consistance, « cette image de pensée collective du lieu que l'on habite est aussi toutes ces images autres en elle. Une image qui se révèle à côté, derrière ou devant d'autres. Elle ne se fixe pas, elle se voit traversée, elle demande à être abandonnée ou recomposée, pensée au sein de tous les matériaux du livre et de ceux qui nous manqueront » (A.R ).
Avec la participation de Jo et Naïma Pino, Hafida Kada, Marion Barras, Amel, Mohamad-Ali Osman et leurs enfants, Pierre Pellet, Catherine [Marie-Jeannette] Lacoste, Ahmad Qamouch, Luc Fontaine, Rachid et Rachida Zahri, Michèle et Éliane Blache, Daniel et Suzanne Anquetil, Mohamed Ben Ftima, Meriem Fradj et Xavier Hubert, Mireille Baudron, Alain Nivon, Luc Baylion, Marc Papillon.
Après avoir suivi une formation en art et en sociologie à Buenos Aires, Alejandra Riera (artiste italo-argentine née en 1965 à Buenos Aires, vit et travaille en France depuis 1989) a fait partie de la 9ème session de l'Ecole des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris, ainsi que de la session 1999-2000 de l'Ecole du Magasin de Grenoble.
De 1995 à 2005 elle réalise un travail de longue haleine à partir de la « lecture » d'une photographie, sa légende et I'article la convoquant. Elle initie les maquettes-sans-qualité, espace de recherche et de pratique artistique en décalage complet avec l'actualité où sont convoquées des voix multiples.
Depuis 2003 elle mène une Enquête sur le/notre dehors dont une première partie, présentée à la Documenta12, concerne un travail à propos de la normalité mené au Brésil avec UEINZZ, un groupe de théâtre singulier, composé de personnes en souffrance psychique, de thérapeutes, de philosophes, de comédiens. La deuxième partie de cette enquête concerne une « zone d'exception » et elle est menée avec des habitants du quartier de Fontbarlettes, banlieue de la ville de Valence en France. La troisième partie s'attache à penser d'un point de vue ni expert ni sociologique, notre relation aux outils et plus généralement aux machines.
Son travail a fait l'objet de nombreuses présentations (Documenta11 en 2002, exposition rétrospective à la Fondation Antoni Tàpies à Barcelone en 2004-2005, Documenta12 en 2007), qu'en dehors des espaces spécifiquement consacrés à la diffusion de la production artistique.