les presses du réel
Cécile Bart, Gianni Pettena, Isa Melsheimer, Ernst Caramelle - 2/5
Quatre posters d'artiste.
Cécile Bart fait le choix du carnet A5 et du mouvement. De page en page, s'entrecroisent et se superposent la couleur – celle de ses tissus peints – et ses images correspondant à la série de photographies de la sculpture Les Pélicans (1906) de Bugatti-Rembrandt, qu'elle a réalisée au Petit Palais (Paris) en 2018.

Gianni Pettena réinterprète Tumbleweeds Catcher, une performance menée avec des étudiants de l'université de l'Utah alors qu'il est professeur invité de 1971 à 1972. Pettena dresse une tour en bois dans le centre ville de Salt Lake City afin de capturer les tumbleweeds, broussailles déplacées par le vent dans le Grand Ouest américain. Son texte, en première de couverture, annonce le déroulé de son action performative, une ode à la nature qui prendrait sa revanche sur un espace maîtrisé par l'homme.

Dans la poursuite de son travail autour des architectures en béton, Isa Melsheimer investit un lieu situé à Märkische Viertel, ancien quartier de logements sociaux à Berlin (années 60-70). Au recto, une mise en scène est pensée pour une prise de vue photographique de son propre personnage – pour lequel elle a conçu vêtements et masque – devant la sculpture de l'artiste Erich Reischke, en voie de végétalisation. Le glissement vers le verso est une gouache de l'objet seul.

La reprise d'un même motif – zigzag, la maison, le visage – est constante dans l'œuvre d'Ernst Caramelle, à différentes échelles, en relation avec une architecture, pour des œuvres sur support papier. Le motif zigzag est visible dès les années 1970 à la Galerie Buades, Madrid et à Nächst St.Stephan, Vienne, il sera décliné, entre autres, au sein de la série « sun-pieces » jouant sur la dualité, le positif et le négatif, le découpage de papiers teintés dans la masse dont la matière a été impactée par les effets du soleil. Expansion zigzag pour 2 / 5 est une des variations de ce principe.
La collection 2/5 s'inscrit dans la lignée des publications d'artiste éditées par Captures. Quatre invité.e.s par an interviennent sur un même espace, le format ouvert A2 (420 x 594 mm) donnant lieu à une variation de propositions en fonction du pliage. Les quatre titres sont distribués ensemble dans une enveloppe à chaque fin d'année.
Cécile Bart (née en 1958 à Dijon) poursuit une œuvre singulière qui met en scène la peinture, appliquée sur des toiles fines et transparentes (les peintures/écrans), et sa modulation par la lumière.
Outre les grandes installations personnelles qui l'ont fait connaître dans les années 1990 (à l'ARC, au musée de Sion, au Consortium, à la Villa Arson, au Nouveau Musée de Villeurbanne, au Mamco...), Cécile Bart a renouvelé le genre de l'exposition collective à deux ou à trois artistes (Felice Varini et Michel Verjux, François Morellet, Filip Francis, Laura Lamiel, Peter Downsbrough ou Nathalie David).
Gianni Pettena (né en 1940 à Bolzano) est un architecte, artiste et critique, professeur à l'Université de Florence et à l'Université de Californie. Il est l'un des pionniers de l'architecture radicale italienne, aux côtés des groupes Archizoom, Superstudio et UFO. Pettena revendique l'usage d'un langage emprunté à l'art conceptuel et au Land art, délaissant ainsi le vocabulaire traditionnel de l'architecture. Auteur du livre L'anarchitetto et du manifeste Io sono la spia, il a également participé à de nombreuses expositions, parmi lequelles « Radicals. Architettura e Design 1960-1975 » à la Biennale d'Architecture de Venise en 1996, « Archipelago » en 1999 et « Radical Design » en 2004.
Née en 1968 à Neuss (Allemagne), Isa Melsheimer vit et travaille à Berlin. Ses œuvres, qui intègrent le plus souvent des éléments brodés, cousus, suggérant des abris, des refuges, font explicitement référence à l'espace urbain de l'architecture moderne comme environnement habituel, usuel, comme espace à habiter, et interrogent les marges où se brouille la limite entre espace public et espace privé.
Ernst Caramelle (né en 1952 à Hall au Tyrol, Autriche) a étudié à l'Universität für angewandte Kunst (Université des arts appliqués) de Vienne. En 1974, il était chargé de recherche au Massachusetts Institute of Technology, à Boston. Il a été professeur invité à la Städelschule de Francfort-sur-le-Main de 1981 à 1983, puis à l'Université des arts appliqués de Vienne de 1986 à 1990. En 1994, il est devenu professeur à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste (Académie des beaux-arts) de Karlsruhe, dont il a été le recteur de 2012 à 2018. Ernst Caramelle a participé à la Biennale de Sydney en 1990 et à la Documenta IX de Kassel en 1992.
« L'art est un faux » est le credo d'Ernst Caramelle depuis ses premières expositions, vers le milieu des années 1970. Son travail tourne autour de questions récurrentes : qu'est-ce que la réalité, comment pouvons-nous croire ce que nous voyons et comment l'art advient-il ? Dans son œuvre conceptuelle qui touche à de nombreux médias (dessin, peinture, photographie, vidéo, peinture murale et jusqu'aux œuvres virtuellement immatérielles faites de la lumière du soleil sur le papier), il explore le statut de l'original et du faux, la production et la reproduction, la perception de l'art et le contexte de la réception de l'art.
Conception graphique : Jocelyne Fracheboud.
 
paru en mars 2022
sans texte
4 affiches pliées (format A6 / A4) sous enveloppe craft
 
45.00
 
ISBN : 978-2-491549-17-6
EAN : 9782491549176
 
en stock
2/5 2/5 2/5 2/5
Cécile Bart, Gianni Pettena, Isa Melsheimer, Ernst Caramelle : autres titres









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