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les presses du réel

Œuvres lettristes (1963-2025)

Le premier catalogue raisonné d'un(e) lettriste : l'ensemble des 464 œuvres (toiles, objets, multiples, oeuvres sur papier) produites par Maggy Mauritz (née en 1941) sur plus de six décennies, avec environ 600 illustrations en couleurs.
Confirmant la célèbre phrase des Guerilla Girls, Maggy Mauritz aura obtenu sa première exposition à 80 ans, en 2021 à la galerie Loeve&Co. Elle est la première femme artiste à se saisir de la bombe à spray aérosol, dès 1966, afin de réaliser à l'aide de pochoirs des compositions de lettres et de chiffres en pionnière du graffiti art. Maggy Mauritz est également, dès 1963 et à partir de sa rencontre avec son futur mari  Roberto Altmann, la seule artiste lettriste à hypergraphier d'une écriture régulière ses œuvres en sténographie allemande.
Un livre de référence sur une artiste pionnière, effacée de l'histoire de l'art qu'elle réécrit à la bombe.
Frédéric Acquaviva, né en 1967, est depuis 1990 artiste sonore et compositeur de musique expérimentale, d'installations chronopolyphoniques, diffusées sur CD, en galeries, dans des musées et lieux institutionels ou lieux alternatifs, dans le monde entier. Hors des circuits traditionnels des musiciens et compositeurs, il rencontre puis travaille de manière continue avec quelques figures historiques de l'art, de la poésie ou de la vidéo bien avant leur reconnaissance médiatique (Isidore Isou, Maurice Lemaître, Marcel Hanoun, Pierre Guyotat, Jean-Luc Parant...), ainsi qu'avec la chorégraphe Maria Faustino, le cinéaste FJ Ossang ou la mezzo-soprano Loré Lixenberg. Sa musique, dé-concertante et dont il aime choisir le dispositif d'écoute, explore de manière toujours nouvelle les rapports de la voix, du langage, du son et du sens, ainsi que l'idée d'un corps intégré à la composition musicale quoique totalement absent lors des auditions de ses œuvres (par diffusion acousmatique ou installation sonore). Mais, comme le remarque Eric Vautrin dans Mouvement, son travail n'est pas « un travail sonore mais un travail sur le sonore ».
Acquaviva devient en même temps l'un des protagonistes essentiels de la redécouverte des avant-gardes historiques et notamment du Lettrisme (Isidore Isou, dont il dirige l'édition de la première monographie ; Gabriel Pomerand, Maurice Lemaître, Gil J Wolman, Jean-Louis Brau, Jacques Spacagna, François Dufrêne, Roland Sabatier, Alain Satié, Broutin...), de la poésie sonore (Henri Chopin, Bernard Heidsieck) et de quelques figures isolées (Pïerre Albert-Birot, Otto Muehl...), à travers des actions fort diversifiées : orchestrations ou réalisations sonores des symphonies de Isou, Lemaître et Pomerand, livres, conférences, constitution de bases de données et d'archives, commissariat d'expositions (notamment, depuis 2014, dans le cadre de l'artist's space « La Plaque Tournante » qu'il a fondé à Berlin avec Loré Lixenberg), projets radiophoniques, réalisations de vidéos, et édition, comme directeur de collection aux Editions Derrière la Salle de Bains, ou avec ses propres éditions : AcquAvivA, et la revue CRU.
En 2020, Frédéric Acquaviva devient le troisième compositeur français (après Pierre Henry et Luc Ferrari) à obtenir le prestigieux Karl Sczuka Prize (Donaueschingen / SWR) avec son opéra ANTIPODES (texte Joël Hubaut), prix également obtenu par John Cage ou Mauricio Kagel.

Voir aussi Yoann Sarrat : Phonosophie et corporalité compositionnelle – L'art sonore de Frédéric Acquaviva
Voir aussi Roberto Altmann.
Texte de Frédéric Acquaviva.

Publié par DNA Verlag.
 
2026 (parution prévue au 3e trimestre)
édition trilingue (français / anglais / allemand)
320 pages (ill.)
 
40.00
 
ISBN : 978-2-37896-695-9
EAN : 9782378966959
 
à paraître


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