les presses du réel

Shooting Log

John Miller - Shooting Log
Le journal intime photographique de John Miller.
Depuis 1994, John Miller a débuté une série intitulée The Middle of the Day, comprenant des milliers de photographies réalisées entre 12h et 14h. Cela enfreint déjà les usages élémentaires de la discipline : ne pas photographier lorsque le soleil, brillant au zénith, fait disparaître ombres et contrastes, mais aussi dans son sujet en figurant une vacance, un moment durant lequel les activités de tout un chacun s'interrompent pour marquer une pause. Ce que ces photographies montrent au premier regard sont des scènes anodines, presque banales. 
Divisé en deux sections, Shooting Log propose dans sa première partie un texte prenant la forme d'un journal intime divisé en dix chapitres accompagnés de dix images toutes prises en 1994, dont sa toute première photographie. 
La seconde section comprend un ensemble de photographies issues de la série the Middle of the Day réalisées entre le 20 mai 1994 et le 4 juillet 2008.
L'histoire de Shooting Log prend racine dans le présent tout en examinant une photo prise dans le passé. La concordance entre les temps du présent et du passé active les souvenirs des circonstances de la prise de vue. Elle permet également de retrouver, parfois, les circonstances associées à ce qui a vraiment été photographié. L'image (r)éveille-t-elle les souvenirs ? Ou est-ce la perception d'aujourd'hui qui (re)lit l'image et l'enrichit d'une nouvelle histoire ?
La série The Middle of the Day au cœur du Shooting Log est aussi un journal intime au sens strict du terme puisqu'elle accumule des documents, en l'occurrence des photographies, qui fournissent un récit au jour le jour. Le journal est tenu dans le but de se souvenir des événements passés, des choses vues, des pensées et des émotions évoquées. Dans Shooting Log, John Miller fait coïncider les allées et venues entre deux « journaux » superposés, accompagnés de commentaires introspectifs sur l'acte photographique.
Edition limitée à 270 exemplaires numérotés.
Aux côtés de Mike Kelley, de Jim Shaw, mais aussi de Tony Oursler ou de Stephen Prina, John Miller (né en 1954 à Cleveland, Ohio, vit et travaille à New York et à Berlin) incarne une position singulière dans l'art contemporain, et représente une synthèse entre une critique radicale de la représentation et un retour post-conceptuel vers le « réel ». Utilisant des genres surdéterminés (peinture figurative, photographie de voyage, peinture de paysages, etc.), Miller joue depuis la fin des années 1970 sur la valorisation de la fonction de l'auteur et la diminution concomitante de l'aura de l'œuvre, partageant certaines préoccupations de Sherrie Levine et de Richard Prince, tout en résistant à la tentation d'une simple « appropriation esthétique ». Ce refus de toute réduction de son travail à un pur discours critique, qui s'est illustré dans l'évolution d'une œuvre complexe à partir des années 1980, explique sans doute sa relative confidentialité, malgré la reconnaissance critique de théoriciens comme Hal Forster.
Egalement écrivain, John Miller a travaillé comme rédacteur américain pour Artscribe à partir de 1987 et a fondé Acme journal en 1991. Depuis une trentaine d'années, il a écrit intensément et publié des textes dans Artforum, October et Texte zur Kunst, ainsi que dans de nombreux catalogues d'exposition. Il a enseigné l'art à l'université de Columbia, à l'école des arts visuels à New York, à l'université de Yale et à la Cooper Union.
Conception graphique : Thomas Bizzarri.
 
paru en 2009
21,6 x 27,9 cm (broché, sous étui)
112 pages (ill.)
 
95.00
 
en stock
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