les presses du réel

Rhizome Cupules ÉclosionŒuvres pérennes dans l'espace public

Rhizome Cupules Éclosion Christine Maigne - Rhizome Cupules Éclosion
Première monographie, présentant quatre œuvres pérennes réalisées par Christine Maigne dans le cadre de commandes publiques ou privées et qui s’articulent organiquement au sol.
Christine Maigne aborde surfaces et espaces comme des milieux où se développent des formes élémentaires dont la nature et le devenir nous sont inconnus. Ses œuvres s'organisent sous forme de familles d'éléments en croissance, trous, bosses, points, pilosités, et se déploient à différentes échelles, du dessin intimiste ou de petits volumes réalisés en atelier à des installations couvrant une pièce entière, ou occupant une cour d'école, un jardin public ou un espace urbain. Ce catalogue porte sur ses œuvres pérennes réalisées en extérieur. Les quatre œuvres présentées ici ont été réalisées avec des artisans pour des commandes publiques ou privées. Elles prennent la forme de pousses fictives qui s'articulent étroitement au sol et s'inscrivent dans une réalité avec sa typologie, sa fonction et son contexte social. Les habitants ou usagers des différents lieux vivent en leur compagnie.
Le Rhizome occupe virtuellement tout un quartier de Bihorel, près de Rouen, par des pousses incidentes qui s'immiscent dans différentes zones, végétales ou urbaines.
– Les Cupules retiennent l'eau de pluie pour dessiner de petites flaques miroirs qui s'évaporent progressivement, elles forment une œuvre changeante au fond du bassin de rétention d'un collège en Essonne.
– L'Éclosion provoque l'émergence de grandes cloques de pelouse surmontées de pousses blanches, elle a fait l'objet d'un travail de modelé de terrain articulé au jardin et à la cour d'une école en Normandie.
– Le Champ d'expériences, composé de dix cellules architecturales disposées dans un jardin à Angers, est une exploration diversifiée et organique du matériau béton menée avec les Compagnons du Devoir.
Christine Maigne est originaire d'Auvergne dont elle a toujours exploré le sol vivant et ce qui s'y développe. En parallèle à ses œuvres pérennes dans l'espace public, présentées dans cet ouvrage, elle déploie un travail d'installation, de volume, de dessin, de photo et de vidéo, également inspiré par les phénomènes naturels.
C'est le sol enneigé du centre-ville de Montréal qui a abrité son premier grand projet in situ en extérieur (Le potager, Galerie Vox, 1999). Son séjour d'un an au Canada (résidence de travail de 6 mois au centre Topo) a initié d'autres projets d'installations et d'expositions personnelles dans des centres d'art montréalais : Leçon de jardinage (Articule, 2000) et Éruption (Dare Dare, 2001). Ses installations dans l'espace intérieur sont souvent immersives, comme ses Implants (exposition et résidence à l'H du Siège, Valenciennes, 2005), et Rémanence, créé pour l'Artothèque de Caen en 2010 et présenté à Plateforme-Paris en 2015.
Son séjour d'un an à New York en 2009 a inspiré des séries de travaux graphiques sur la blancheur réalisés dans son atelier du Queens. Elle développe depuis dans son atelier de Villejuif, à côté de Paris, une pratique autour de pièces graphiques et en volume qu'elle a présenté dans diverses expositions personnelles (In vitro, Galerie NextLevel, Paris, 2014), commandes (Raies, hall de la résidence pour jeunes travailleurs d'Orly, 2016) et expositions collectives (Boites noires, Planétarium de Lyon, 2015 ; Prime Matter, Teckningsmuseet-The Museum of Drawings, Laholm, Suède, 2015 ; Akroma, Latvian National Museum, Riga, Lettonie, 2018 ; Laniakea, Fondation La Ruche-Seydoux, Paris, 2021).
Son installation vidéo White pulse sur tapis de sel a été présentée à Minus20degree-Landscape for contemporary art and architecture (Flashau, Autriche, 2016), à la galerie NextLevel (Paris, 2016), et dans le festival Videoformes (Clermont-Ferrand, 2017) où un dossier portrait de 26 pages a été consacré à l'artiste dans la revue Turbulences Vidéo. Cette même revue a publié en 2020 son Journal d'une exposition confinée à propos de Prima il punto (AOC F58-galleria Bruno Lisi, Rome). Cette exposition, confinée pendant 6 mois avant ouverture, a fait l'objet d'autres publications dont le texte d'Erika Camerata dans Chiasmo (Christine Maigne e l'estetica dell'organicità nativa) ou l'entretien par Camilla Boemio sur le site californien TheDreamingMachine.
Ancienne élève en art et design à l'École Normale Supérieure de Paris-Saclay (ex-Cachan), Christine Maigne est aussi agrégée d'arts plastiques et enseigne à l'Ensaama-Olivier de Serres à Paris.
Introduction de Paul Ardenne.
Textes de Christine Maigne.

Conception graphique : Manuel Marsoudet & Maxime Marois.
 
paru en mai 2022
édition bilingue (français / anglais)
16,5 x 26 cm
108 pages (ill.)
 
22.00
 
ISBN : 979-10-96141-33-3
EAN : 9791096141333
 
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