La traduction française de 50 « couplets » poétiques du musicien new-yorkais.
Iconoclaste musicien des rues, inventeur d'instruments, compositeur tardif mais inspiré de madrigaux et précurseur du minimalisme, Moondog (1916-1999) – né Louis Thomas Hardin – était aussi poète. Comme le souligne Marie-Hélène Estève en préambule à sa traduction française de ses 50 couplets, « il s'agit là d'une poésie orale qui, par fragments jaculatoires, proclame une philosophie ».
« Il nous faut des hommes de joie partout où la folie humaine règne, d'Athènes, Grèce, à Santiago, Chili. »
Cette traduction française des 50 couplets de Moondog
par Marie-Hélène Estève, avec la participation de Benoît Gréan, a paru pour la première fois dans la revue La barque, numéro double 6 & 7, à l'hiver 2009-2010.
Nouvelle édition (la troisième) de l'ouvrage publié par Lenka lente en 2016.
Moondog – né Louis Thomas Hardin (1916-1999) – demeure une icône visionnaire de l'avant-garde, faisant le lien entre musique classique, rythmes primordiaux et flux incessant des rues de New York.
Également connu sous le nom de « Viking de la 6e Avenue », cet artiste façonne un univers inclassable : maîtrise du contrepoint, utilisation d'instruments occidentaux et inventés, paysages rythmiques… Une apparente nonchalance qui s'appuie bien souvent sur une architecture complexe et un mélange de cultures.