les presses du réel

L'Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noirPost-poème épique (+ CD)

L\'Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir Sylvain Courtoux - L\'Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir
Une enquête socio-politico-poétique totale et explosée du milieu poétique, grâce à un dispositif textuel-visuel-sonore.
… il y a quelque chose de pourri au royaume de la poésie
les images en plans larges ne sont pas forcément mensongères
l'équilibre que seul révèle le dérapage contrôlé
ON VOUS GAGNERA, VOUS VOUS COUCHEREZ
l'assaut de nos ironies et de nos dissimulations (je marche dans la merde depuis trop de pages)
aux récits grégaires des formes ensanglantées
— « moi, quand je mendie, c'est de profil »
écrire est en soi un récit ployable en tous sens
écrire c'est être entouré par sa propre pensée comme des lames de rasoir
(une lame réversible, mordue par les choses extérieures
et d'abord par les soubresauts en cisaille, et qui se retourne en coup de couteau)
plus il y a de chaos, plus l'homme désire sacrifier sa liberté pour sa sécurité
il nous faudra rouiller aussi, être coupant ne suffira pas
la lourdeur croissante des défis de puissance qu'engagent
les franchissements successifs des seuils de rupture
le délire des uns est devenu la santé mentale des autres
la restauration succède toujours au chambardement
(et il est impossible de remonter le temps)
et il est impossible parfois de ne faire autrement qu'acquiescer
(et « pourquoi vouloir toujours vous échapper ? »)
une servitude devenue gratification
ici la légitimité ne se conquiert qu'à l'aide d'un passé récusé,
ici il y a un show-biz poétique qui vit au-dessus de ses moyens
intellectuels et tout près de ses actifs confidentiels
au prix d'une collusion semi-mafieuse avec l'institution
et certains agents auxiliaires (autant de machines cognitives
parfaitement + objectivement orchestrées),
dans une lutte symbolique quasi-constante des poétiques pour l'hégémonie,
et, parce que ces poètes sont l'institution faite hommes,
qu'ils font corps avec elle, qu'ils lui donnent même corps,
qu'ils ont des intérêts très particuliers à défendre,
qu'ils manifestent le même grand écart
entre ce qu'ils pensent et ce qu'ils vivent
(seuls les morts ont vu la fin de la guerre)…

« Sylvain Courtoux se jette dans un corps-à-corps écrit et sonore dont il ne faut pas se détourner. Saluons l'intrépidité de l'éditeur, lorsqu'on connaît les ventes homéopatiques de la poésie, à plus forte raison expérimentale. Ici, rien n'est trop beau, ni trop grand – livre format 21 x 27 de 362 pages, CD –, ni trop osé, écriture pleine page, gros titres parfois mais souvent polices de caractères minimalistes, images, dessins, pour accueillir ce “post-poème épique” et graphique. A la fois poète de la provocation et sociologue, Courtoux observe le champ poétique français des vingt dernières années et son éloignement de l'affrontement de classe avec un monde en décomposition, dont il voudrait bien précipiter la chute (en commençant par celle des banques) [...] Musicalement, il brûle aussi la langue par les deux bouts, sans souci du beau ou du proféré, préférant, en compagnie d'Emmanuel Rabu, cracher une poésie recomposée dans des sonorités rock, électro, cold, post-punk où la recherche du sens est l'enjeu de son esthétique et de son espérance. Une rencontre stimulante. »
Marina Da Silva, Le Monde diplomatique

« Sociologique et politique, le dense texte (et ses fabuleuses notes de bas de page) opère un panorama des scènes poétiques actuelles et de leur positionnement en tant que littérature dominée, allant jusqu'à exposer ce que cela a de néfaste sur les relations humaines [...]. J'ai eu le même plaisir à tourner ses pages que lorsqu'on reçoit un fanzine musical bien fichu : la suprise à chaque double page... J'ajoute au passage que la qualité du papier et de l'impression vont également  classer cet objet dans la catégorie des beaux livres. Ce n'est pas rien. C'est vraiment le bouquin à faire traîner sur une table, bourré de post-its pour entamer des discussions à bâtons rompus [...]. On tient là LE livre qu'il faut avoir lu pour parler politiquement de poésie à la fac, entre poètes, entre lecteurs ou avec ses élèves lorsqu'on est professeur de français. Courtoux propose aux amateurs que nous sommes une sorte de digest érudit mais pas pénible de tout ce qu'engage la démarche poétique dans la France de 2020. »
Sylvaïn Nicolino, Obsküre
Le poète Sylvain Courtoux (né en 1976 à Bordeaux) crée le collectif Poésie-Express en 1999 avec Jérôme Bertin et Charles Pennequin. Il co-dirige la revue Plastiq (Nantes) avec Emmanuel Rabu (musicien et écrivain). Il a fait également partie du collectif Evidenz créé par Mehdi Belhaj Kacem. Il a effectué de nombreuses lectures et interventions publiques et a publié quelques textes dans de petites structures de micro-édition. Sylvain Courtoux s'est également fait remarquer par ses concerts électro-punko-poétiques en compagnie d'Emmanuel Rabu.
Edité par Laurent Cauwet.
 
paru en octobre 2019
édition française
21 x 27 cm (broché)
362 pages (ill.)
 
27.00
 
ISBN : 978-2-37896-096-4
EAN : 9782378960964
 
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