Un questionnement sur le rôle de la mode et de l'habillement dans la création d'images idéalisées de l'Autre, dans les contextes coloniaux et postcoloniaux.
Fiction Non Fiction est une série d'ouvrages qui associe des voix issues de la critique littéraire à l'histoire concrète du travail, du genre et de la race. Chaque volume propose une lecture attentive d'œuvres de fiction et d'essais théoriques afin d'explorer la manière dont les politiques identitaires ont été transposées en récits par les institutions libérales à travers l'espace et le temps.
Le volume II, publié à l'occasion de « Belas Artes », l'exposition de Bruno Zhu au CAM – Centro de Arte Moderna Gulbenkian, à Lisbonne, s'articule autour de la question centrale du regard. Allant des scènes domestiques dans les « prazos » tenus par des femmes de la vallée du Zambèze au commerce du calicot indien, en passant par la campagne des non-conformistes britanniques du XIXe siècle dans le sud du Tswana et les récits de l'écrivain Eça de Queiroz sur les ouvriers chinois, ce recueil examine le rôle de l'habillement dans les contextes coloniaux et postcoloniaux.
Avec des contributions de Jean Comaroff, Simon Gikandi, Stuart Hall, Kate Haulman, Eugénia Rodrigues, Regina A. Root, Victoria L. Rovine et José Carvalho Vanzelli, Fiction Non Fiction volume II examine comment la mode a favorisé la création d'images idéalisées de l'Autre au service de l'unité du topos colonial.
Bruno Zhu (né en 1991 à Porto) vit et travaille entre le Portugal et les Pays-Bas. Influencées par le design de mode, l'édition et la scénographie, les installations de Zhu, basées sur des objets, explorent les notions d'agentivité, de paternité, de consommation et de pouvoir.