La culture populaire globalisée comme point de départ d'une réflexion neuve sur l'art et la culture visuelle.
La seconde moitié du XXe siècle a consacré un âge pop dont les formes ont consolidé une culture globalisée des images. Le brouillage des hiérarchies a pu sembler définitif : l'avènement inexorable d'un caractère populaire simplement entendu à l'opposé des références élitistes de tout bord. Plus proche de nous, le mouvement des gilets jaunes a remis sur le devant de la scène une autre culture populaire : une culture du peuple, portée par une lutte pour la représentation au sein de la société française. Que nous enseigne un tel évènement pour la compréhension des images ? Avant tout, il doit permettre d'envisager le visible comme un terrain rugueux, jamais pacifié ; comme un champ d'invention où les images, disputées entre plusieurs parties, fragmentées par les usages, donnent le populaire à (re)voir. De cette approche conflictuelle de la culture, on souhaite s'inspirer ici pour faire de la question « qu'est-ce qu'une image populaire ? » non pas l'horizon d'un inventaire de formes figées, mais le point de départ d'une réflexion neuve sur l'art et la culture visuelle.
Les Carnets du BAL, publiés par LE BAL (Paris) et Les presses du réel à partir de 2021, ont pour objectif d'explorer les enjeux de l'image contemporaine et d'appréhender dans toute sa diversité la notion de « document » visuel. Chaque sujet abordé donne lieu à des contributions théoriques, des présentations et analyses d'œuvres dispensées par des artistes, philosophes, historiens, anthropologues et critiques de renom, à partir d'exemples choisis dans les champs de la photographie, de la vidéo et du cinéma.
Numéro dirigé par Maxime Boidy.
Edité par Diane Dufour et Christine Vidal.
Contributions de Maxime Boidy,
Martie Sadion,
Anne Lafont,
Katia Kameli,
Clément Dirié,
Michel Agier,
Louise Moulin,
Sabrina Dubbeld,
Emmanuel Guy,
Stuart Hall,
Jeremy Deller,
Christian Joschke,
Benoit Grimbert,
Ulrike Lune Riboni,
Sophie Wahnich.