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Recueil de contradictions

Recueil de contradictions John Latham - Recueil de contradictions
Première publication en français sur la pratique de John Latham, cet ouvrage souligne les rapports contradictoires qu'entretient l'artiste avec le savoir et le langage, à travers une sélection de textes traduits et des images de certains de ses projets, le tout articulé autour d'un glossaire de termes spécifiques à Latham, compilant ses propres définitions et celles d'autres auteurs.
Personnage cryptique et controversé, l'artiste britannique John Latham manifestait une méfiance assumée à l'égard des livres : il leur reprochait de figer la connaissance dans une forme définitive. Ses performances au cours desquelles il les découpait, les remplissait de mousse polyuréthane, voire même les brûlait, ne l'ont pourtant pas empêché d'en produire. Publier un recueil de textes autour de John Latham s'avère finalement cohérent face aux contradictions inhérentes à sa pratique.
Cet ouvrage est le premier en français consacré à son travail. Il rassemble une sélection d'écrits de l'artiste, ainsi que ceux d'autres auteurs à son sujet. Ils sont accompagnés des versions originales des textes anglais et d'un glossaire visant à éclairer un champ lexical propre à Latham, composé de termes qui, selon lui, « existent depuis longtemps mais ne se sont pas manifestés dans le langage pour la simple et bonne raison que c'est le langage même qui fait défaut… ».
Publié suite à l'exposition Fabriques de contre-savoirs à 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Metz, en 2018-2019.
Pionnier de l'art conceptuel britannique, John Latham (1921-2006) développa sa pratique dans l'intention d'inscrire l'art dans un champ plus large, dans une cosmologie qui engloberait toutes les disciplines, permettant de dépasser les dualismes habituels et de repenser le rapport au temps et à l'individu. Hétérogène, complexe, paradoxal, controversé et non dénué d'humour, son travail se matérialise à la fois sous forme de sculptures, écrits théoriques, performances, peintures, projets pour l'espace public, etc.
Considéré par certains comme un mystificateur, regardé par d'autres comme un génie, John Latham met en place, tout au long de sa vie, un ensemble de théories et de pratiques qui piétine joyeusement notre approche binaire du monde. N'hésitant pas à pratiquer l'auto-contradiction et les associations d'idées à priori incongrues, tout au moins inattendues, il travaille en passant outre les catégories classiques de l'art. Visionnaire dans la cartographie des systèmes de connaissance, qu'ils soient scientifiques ou religieux, il a entre autre développé sa propre conception du temps, connue sous le nom de « Event Structure ». Pour Latham, toutes les œuvres d'art sont considérées comme des événements et activées en tant que tels à travers divers processus allant de la pulvérisation, de la mastication, du déchiquetage ou du crachat à la simple déclaration. Son premier « skoob » fut réalisé en 1966, alors que Latham enseignait à St-Martins School of Art de Londres. Il a emprunté à la bibliothèque de l'école un exemplaire de l'opus d'histoire de l'art « Art and Culture » de Clement Greenberg, récemment publié, et a invité ses étudiants à le mâcher puis à le cracher dans une fiole lors d'une performance intitulée « Spit and Chew ». Les pages ont ensuite subi un processus chimique de transformation pendant un an avant d'être rendues à l'école sous forme liquide qualifiée d'« Essence de Greenberg ». L'œuvre qui en a résulté appartient maintenant au Museum of Modern Art de New York.
Que ce soit dans ses premières peintures par pulvérisation, dans ses « One-Second Drawings », ou encore avec les « skoobs » dans les années 1960, les peintures sur rouleau des années 1970 et les tours de verre incorporant des fragments de théorèmes, John Latham a indéfectiblement exploré des idées cosmologiques complexes et remis en question les structures traditionnelles de l'art, de la science et de la philosophie.
En 2003, l'artiste a déclaré que sa maison et son studio étaient des sculptures vivantes, appelées Flat Time House d'après sa théorie du temps « Flat Time ». Jusqu'à sa mort, Latham a ouvert sa porte à toute personne intéressée par l'art. C'est dans cet esprit que Flat Time House a ouvert ses portes en 2008 en tant que galerie avec un programme d'expositions et d'événements explorant la pratique de l'artiste, ses idées théoriques et leurs pertinences. Il fournit également un centre d'apprentissage alternatif, qui comprend les archives de John Latham et un espace de résidence pour artistes.
Edité par Colette Angeli et Fanny Gonella.
Textes de Michael Corris, Fanny Gonella, Antony Hudek & Athanasios Velios, Jakob Jakobsen, John Latham, John A. Walker.

Conception graphique : Tiphaine Lacroix.

Publié par 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine.
 
2022 (parution prévue au 1er trimestre)
édition bilingue (français / anglais)
17 x 23 cm (broché)
112 pages (ill.)
 
ISBN : 978-2-911271-28-1
EAN : 9782911271281
 
à paraître
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