Dans cet essai, l'architecte Jean-Patrice Calori nous livre une démonstration remarquable de curiosité et de capacité de mise en relation.
Il se saisit de l'histoire de sa discipline, non pas comme d'une mer sans fin, mais bien comme d'une matière manipulable, appropriable, déformable, interprétable : il transforme l'histoire en matière de projet, en matière vivante.
Doit-on s'en étonner ? Certainement pas car il en a toujours été ainsi. Cependant il reste indispensable de le rappeler inlassablement et nous devons apprécier cet exercice renouvelé à travers un corpus dense et précis.
Il n'est pas pur par nature, comment pourrait-il l'être. Il contient les failles de l'interprétation, de la projection. Dans ces anfractuosités, dans la rugosité de la réflexion peuvent surgir l'inattendu et alors nous ravir.
Jean-Patrice Calori nous rappelle que dans ce mouvement perpétuel, l'architecture avance et s'offre au monde comme un objet de culture savante capable de le transformer.
L'architecture est une recherche qui mène à elle-même.
A son épuisement, à son hybridation et par la même à son renouveau.