La réédition du numéro 34 de la revue critique consacrée au graphisme : un questionnement sur le critère du « beau » appliqué à la typographie et sur les enjeux du « Prix des plus beaux livres suisses ».
C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, que le Beau se détache du Bien et de l'Utile comme accès libre au sens, à la vérité. Et l'on peut se demander si, à partir de la révolution industrielle, le design du dessin à dessein n'a pas dans une certaine mesure repris le flambeau des techniques appliquées de l'ancien régime de l'art de faire et de la beauté. Qu'en est-il dès lors du qualificatif de « beau » appliqué à la typographie comprise comme art de la mise en forme des livres depuis 1943 et la mise en place du « Prix des plus beaux livres suisses » sous l'impulsion du fameux Jan Tschichold?
Faire – Regarder le graphisme est une revue critique bimensuelle consacrée au
design graphique, qui paraît en librairie au numéro ou sous la forme de recueils de plusieurs numéros. Editée par
Empire, la maison d'édition du studio
Syndicat, elle s'adresse aussi bien aux étudiants qu'aux chercheurs et aux professionnels, en documentant les pratiques contemporaines et internationales du graphisme ainsi que l'histoire et la grammaire des styles. Chaque numéro propose un sujet unique et tentaculaire, traité par un auteur reconnu. Engagés dans une posture analytique et critique des formes et activités du graphisme, Sacha Léopold et François Havegeer mènent depuis 2018 cette revue imprimée en agissant avec une liste grandissante d'autrices et d'auteurs
Mathias Augustyniak,
Stuart Bertolotti-Bailey, Lise Brosseau, Manon Bruet,
Thierry Chancogne, Céline Chazalviel,
Jérôme Dupeyrat, Aude Fellay, Catherine Guiral, Étienne Hervy, James Langdon, Olivier Lebrun, Victoire Le Bars,
Alexandra Midal, Camille Pageard,
Remi Parcollet,
Sonia de Puineuf, Simon Renaud, Benjamin Thorel, Rica Cerbarano...), donnant lieu à des sujets et des formes d'écritures singulières et variées.