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Lazy Clouds

Lazy Clouds Soun-Gui Kim - Lazy Clouds
Catalogue de l'exposition rétrospective de Soun-Gui Kim au musée national d'art contemporain de Corée du sud : un panorama de son travail depuis la fin des années 1960.
Le titre de l'exposition Lazy Clouds fait référence au titre du livre de poèmes écrit par l'artiste Soun-Gui Kim. C'est aussi une métaphore du sens de l'art et de l'attitude qu'elle s'efforce d'avoir vis-à-vis de la vie. Les sociétés capitalistes stigmatisent la paresse comme symptômes de qualités négatives telles que la malhonnêteté et l'indolence, qui doivent donc être évitées au quotidien.
Pour elle, cependant, la paresse représente une façon de penser et d'agir dans le moment qui reconnaît chaque seconde de chaque minute comme du temps « utile », défiant ainsi les stéréotypes imposés par les autres. Que ce soit pour le jardinage, la lecture ou la calligraphie, ses routines quotidiennes révèlent que l'art demeure inextricablement lié à la vie, enrichissant chaque instant de notre vie.
Le MMCA a choisi de mettre en lumière le monde artistique unique de Soun-Gui Kim en exposant ici ses œuvres expérimentales via différents supports. L'exposition est composée de trois thèmes principaux : Journal, I-hua, et enfin Solitude et exploration.
Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au National Museum of Modern and Contemporary Art (MMCA), Gwacheon, du 31 août 2019 au 27 janvier 2020.
Artiste plasticienne multimédia et pluridisciplinaire, écrivaine, vidéaste, musicienne, enseignante, Soun-Gui Kim (née en 1946 à Buyeo, Corée du Sud) vit et travaille en France depuis 1971. Elle expose dans le monde entier.
Soun-Gui Kim est diplômée du département d'art de l'université nationale de Séoul en 1971. Elle s'intéresse à la déconstruction de la peinture, aux performances à grande échelle et aux œuvres vidéo dans l'espace public, et oriente son travail dans les années 1970 vers l'installation, la vidéo, la photographie, le dessin, et la sculpture. Durant cette première période, sa préoccupation majeure est d'interroger le « lieu de l'image ». D'où, la déconstruction de l'image, l'introduction des notions de contexte, d'usage et d'aléa qui prennent une place importante. En 1974, elle accepte un poste de professeur à l'École supérieure des beaux-arts de Marseille. Durant les années 1980 son travail se concentre d'avantage sur l'art vidéo, vidéo comme outil, comme matériaux, comme concept et aussi comme forme de vie. En 1982, les voyages de Soun-Gui Kim dans divers pays du monde l'amènent à s'intéresser de près à la culture et à l'art de l'Orient et de l'Occident. Pendant son séjour à New York, s'associe à des artistes vidéo renommés tels que Nam June Paik, Ko Nakajima, Ira Schneider et Frank Gillette. En raison de son intérêt croissant pour la vidéo et le multimédia, elle produit Video & Multimedia : Soun-Gui Kim and her invitees (1986), avec la participation de Nam June Paik, John Cage et d'autres. Depuis la fin des années 1980, les questions liées à l'expansion du capitalisme mondial et aux changements structurels de la société causés par l'internet deviennent prépondérants dans son travail. Ses projets artistiques combinent aussi fréquemment la poésie, la philosophie, l'art et la technologie. A partir des années 1990 elle s'engage, avec plus de vigueur, vers un « jeu de langage et de paradoxe » tout en faisant appel à des concepts tels que l'indétermination, l'aléa, le non-sens, le non-agir et la paresse.
Soun-Gui Kim a publié de nombreux articles, notamment dans la Revue d'esthétique.
Edité par Bummo Youn.

Publié par le National Museum of Modern and Contemporary Art, Korea (MMCA).
 
paru en mars 2020
édition bilingue (anglais / coréen)
18 x 24 cm (broché)
324 pages (ill.)
 
22.00
 
ISBN : 978-89-6303-219-1
EAN : 9788963032191
 
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