La première monographie de Lydia Ourahmane, documentant un projet développé en immersion lors d'une résidence de plusieurs mois à Venise, dans le cadre de la 61e Biennale di Venezia.
Cet ouvrage accompagne 5 Works, la première exposition individuelle institutionnelle de Lydia Ourahmane en Italie, organisée à la Fondation Nicoletta Fiorucci à Venise et dont le commissariat a été assuré par Polly Staple, dans le cadre de la 61e Biennale de Venise. Première publication de Lydia Ourahmane, cet ouvrage pose les bases de ses futurs projets éditoriaux. La police de caractères sur mesure « LL », créée par l'artiste en collaboration avec le graphiste Lorenzo Mason, occupe une place centrale dans sa conception. La nouvelle commande de Lydia Ourahmane, 5 Works, fait suite à sa résidence à la Fondation, au cours de laquelle elle a vécu et travaillé à Venise de janvier à mai 2026.
L'une des conditions préalables de l'exposition était que de nombreuses œuvres soient créées à Venise. Ourahmane a ainsi collaboré avec des artisans et des techniciens vénitiens, mais aussi avec des organisations de la ville et de la région de Vénétie environnante. 5 Works associe un large éventail d'éléments sensibles – parmi lesquels des moules de sculptures anciennes, des luminaires d'église et du linge de lit mis au rebut – à des gestes conceptuels traditionnels tels que la recontextualisation d'objets trouvés et la présentation de processus documentaires. Plusieurs œuvres de l'exposition sont le résultat direct de négociations, de transactions et d'échanges spécifiques à des sites historiques et à des associations militantes de Venise : l'église de San Giovanni Crisostomo, Poveglia per tutti, Banco Lotto N.10 : Il Cerchio, Lavanderia LSG et TOCIA ! Cucina e Comunità.
La publication comprend : 282 photographies prises par Ourahmane lors de sa résidence à Venise pendant la préparation de 5 Works ; une introduction à l'œuvre d'Ourahmane et à l'exposition, par Polly Staple ; une conversation entre Ourahmane et Polly Staple, structurée comme une visite guidée de l'exposition ; des vues d'installation, réalisées par le photographe Marco Cappelletti, classées dans l'ordre dans lequel les visiteurs découvraient les œuvres ; le plan de l'exposition – figurant sur la couverture du livre – accompagné de la liste des œuvres ; et une note de fin par Nicoletta Fiorucci.
Lydia Ourahmane (née en 1992 à Saïda, vit et travaille à Barcelone) est une artiste conceptuelle algérienne à la renommée internationale, dont les installations, sculptures, œuvres vidéo et sonores créent des situations qui dépassent les murs de l'institution, tout en négociant les conditions qui s'y exercent. Explorant les formes du déplacement et de la communauté, elle interroge la circulation des objets et des personnes, conditionnée par les restrictions étatiques et les frontières invisibles.