Une série de portraits redécouverts de Ghislain Mollet-Viéville réalisés dans les années 1980 et 1990, dans son appartement-galerie parisien emblématique.
Entre 1983 et 1998, le photographe Unglee noue une relation privilégiée avec Ghislain Mollet-Viéville, agent d'art ayant porté l'art conceptuel et minimal à Paris. Dans son appartement-galerie de la rue Beaubourg, devenu un lieu emblématique, naît une série de portraits réalisés au fil des années dans une grande liberté.
Photographié parmi les œuvres de Donald Judd, Joseph Kosuth, Sol LeWitt ou Lawrence Weiner, Ghislain Mollet-Viéville apparaît élégant, décontracté et rayonnant.
Réunissant 45 photographies, ce livre retrace quinze années d'amitié et de création, et dresse le portrait intime d'un homme ayant fait de son lieu de vie un espace entièrement consacré à l'art contemporain.
En 2016, le MAMCO acquiert et reproduit L'Appartement.
Photographe plasticien et vidéaste français, Unglee s'est fait connaître à la fin des années 1970 par ses films expérimentaux et dans les années 1980 par ses photographies de tulipes.
Parallèlement à ses expositions, dans les années quatre-vingt-dix, il a investi les revues d'art telles qu'art press, Art Présence, Technikart, etc., dans lesquelles il a publié ses Disparitions, articles nécrologiques fictifs de quotidiens dans lesquels sont racontées sa vie et la passion qu'il a toujours eu pour les tulipes. Ces travaux qui s'inscrivent au confluent du langage et des arts visuels dégagent un esprit ironique et une élégance grinçante bien qu'ils mettent en abyme sa disparition toujours répétée.
Plus tard il est intervenu sur France Culture avec un cycle de pièces sonores intitulé A la recherche de Giulietta Fabrizziqui est le prolongement de son travail plastique. Dans les années 2000 il a réalisé une série de vidéos autour du thème de la déclaration d'amour qui sont des sortes de chanson sans musique. Elles ont été montrées au Museum Africa à Johannesburg, au Centre Pompidou, au Printemps de septembre à Toulouse, au Centre d'art contemporain de Basse-Normandie, aux Instants Vidéo de Manosque, à la Kunstfilmbiennale à Cologne, au musée du Jeu de Paume à Paris, en 2007 dans l'exposition Eros dans l'art moderne à la Fondation Beyeler à Riehen/Bâle.
En 2015 l'ensemble de ses films 16 mm entrent dans les collections du Centre Pompidou à Paris.
En 2025, la galerie Good or Trash à Paris découvre ses portraits en noir et blanc de Ghislain Mollet-Viéville, agent d'art à Paris, qu'il a réalisés dans les années 1980 et 1990, et leur consacre une exposition.