les presses du réel

HyperempiriqueLes limites de l'habitat en collectif – Récit de l'expérience Wonder au macLYON

Hyperempirique Pierre Gaignard - Hyperempirique
Le compte-rendu d'une résidence collective et immersive au musée d'art contemporain de Lyon.
Les membres du collectif Wonder, fondateurs de l'artist-run space parisien éponyme, ont habité et performé durant deux semaines au sein du musée d'art contemporain de Lyon, dans le cadre du projet IRL é RL (prononcer « irréel et réel ») que mettait alors en place la plateforme de recherche « Effondrement des Alpes » – au sortir du Covid, quand il s'est agi pour les musées d'ouvrir progressivement leurs portes.
Pendant 15 jours, effaçant les limites entre vie et art, exposition et production, le collectif Wonder a fait apparaître des formes, des histoires, des images… Et à l'instar de ce qu'ils pratiquent régulièrement – contraints de déménager leurs ateliers, chambres et espaces de vie en collectif – ils.elles ont finalement construit un lieu de vie éphémère pour faire exister de l'art, ici au macLYON.
Hyperempirique documente l'existence d'un hôtel-capsules, d'une douche, d'un sauna, d'ateliers de production, d'un restaurant expérimental, d'un mur d'escalade… qui ont été mis en place au sein du musée, au côté des œuvres, parmi elles et comme elles.

« Saturés d'affects. Complètement humains. C'est un pacte avec le vivant. Forces actives et forces réactives, je me recharge en tension. Une braise de pur amour. Pôle d'énergie et de force. On retrouve une chair, un souffle au bon endroit. Un lieu qui n'existe que pour moi et pour quelques personnes, une sorte d'autarcie. Mon île, mon palais. »
Marianne Derrien
Pierre Gaignard (né en 1986) est artiste, sculpteur et réalisateur, co-fondateur de l'artist-run space Wonder à Paris et chercheur au sein du laboratoire « Effondrement des Alpes », ESAAA Annecy.
Il produit une œuvre documentaire composée de sculptures, performances et films expérimentaux, documentaires comme fictionnels. Cet ensemble de formes est animé par une forte intention : celle de témoigner du temps à l'œuvre et de mettre en lumière les survivances qui y opèrent. Pour cela, il mène en parallèle une recherche artistique et universitaire en DSRA. Il y interroge le rapport qu'entretient l'homme avec sa mémoire et son environnement et, inévitablement, avec l'oubli. Cette étude met en tension les formes documentaires qu'il produit, comme en laboratoire, avec une étude historiographique plus large sur la mémoire collective et ses outils ainsi que la forme de ses archives.
Son œuvre est un ensemble hétéroclite marqué d'une empreinte sociale et instinctive et très ancré dans les territoires où il a pu résider : un film sur le Rio Grande par l'intermédiaire d'oiseaux dépressifs, une performance aux allures de rituel chamanique sur les bords du périphérique parisien, ou encore, un herbier à partir des plantes rudérales cueillis en milieu urbain. Les différentes formes qui composent ces récits ont une fonctionnalité tantôt pragmatique, tantôt politique. Elle s'inspire du contexte qui fait son quotidiennement, mais aussi d'une idée plus universelle sur notre société.
Texte de Marianne Derrien.
 
paru en novembre 2021
édition française
9 x 20,5 cm (broché)
92 pages (ill.)
 
10.00
 
ISBN : 979-10-91505-29-1
EAN : 9791091505291
 
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