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Aujourd'hui pense à moiFrancis Picabia, Ego, Image

Aujourd\'hui pense à moi Aurélie Verdier - Aujourd\'hui pense à moi
Les enjeux du procédé créatif de Francis Picabia, entre exaltation et rejet du moi, au cœur de la constitution de la modernité.
« Moi je ne suis rien, je suis Francis Picabia. » C'est dans cette tension entre exaltation et rejet du moi que l'artiste a indiqué sa position dans la modernité. Son refus de l'action collective s'est exprimé au cœur de la Grande Guerre dans une œuvre centrée non pas sur l'histoire ni sur des problèmes plastiques, mais sur le moi.
Aujourd'hui pense à moi prend le pari que son sujet est également son outil d'analyse et qu'il se nomme Ego. Couvrant une période qui va de l'abstraction de 1913 chez Picabia jusqu'à sa peinture maximaliste dite des Monstres entre 1924 et 1927, ce livre révise certaines des certitudes les mieux établies sur l'œuvre et propose de voir dans la formalisation de l'ego un processus clé de la modernité, producteur de ses propres ruptures. Articulé à l'analyse freudienne de la mélancolie, ego devient une procédure conceptuelle qui contraint à reposer l'ancienne problématique mimétique.
« On ne peut mettre dans le coffre la clé qui ouvre le coffre » nous dit l'historien. C'est pourtant ce que l'art de Picabia – ce coffre à double fond – systématisa. Face à la menace de la mécanisation définitive de l'art (dont les images produites aujourd'hui à l'ère du capitalisme narcissique sont les surgeons directs), sa réponse en forme de répétition mélancolique résida dans le détournement occulte de l'image.
« Moi je ne suis rien, je suis Francis Picabia. » Ce livre s'attache à montrer les enjeux de cet aveu en forme de nom propre dans la modernité.

« Aujourd'hui pense à moi. Francis Picabia, Ego, Image est une passionnante étude [...]. A une histoire formaliste et dichotomique traditionnelle de l'art moderne, [Aurélie Verdier, ] spécialiste des avant-gardes historiques, propose une nouvelle lecture, précieuse, à l'intersection entre psychanalyse et histoire, de la production artistique et textuelle de Francis Picabia [...]. »
Pierre Ruault, Critique d'art

« Par ce portrait de Francis Picabia, Aurélie Verdier dresse plus largement une allégorie de la condition mélancolique moderne, qui nous est commune, caractérisée par le double dysfonctionnement de notre relation à l'objet et de notre inscription dans le temps, sous l'ombre de la révolution techno-industrielle et du fétichisme – ou de la tyrannie – de la marchandise. »
Rémi Labrusse, Perspective

« À la lumière des textes de l'artiste, Aurélie Verdier livre un essai monographique, teinté de psychanalyse, qui offre une lecture vivifiante de la période dada de Picabia. »
Guitemie Maldonado , The Art Newspaper
Aurélie Verdier, docteure en histoire de l'art (EHESS), est conservatrice au musée national d'Art moderne (MNAM-CCI) – Centre Pompidou. Ses recherches portent notamment sur les avant-gardes historiques et les politiques du sujet au XXe siècle.
Publié avec la collaboration de Laurence Bertrand Dorléac – Centre d'Histoire de Sciences Po – et le concours de la Fondation de France.
 
paru en janvier 2020
édition française
17 x 24 cm (broché)
400 pages (47 ill. coul. et n&b)
 
32.00
 
ISBN : 978-2-84066-989-0
EAN : 9782840669890
 
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dossier de presse
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