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L’Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir – Post-poème épique (+ CD)
Sylvain Courtoux [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Littérature [tous les titres] – collection Al Dante [tous les titres]
Sylvain Courtoux L’Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir Post-poème épique (+ CD)
Edité par Laurent Cauwet.
2019 (parution prévue au 3e trimestre)
édition française
21 x 27 cm (broché)
362 pages (ill.)
27.00 €
ISBN : 978-2-37896-096-4
EAN : 9782378960964
à paraître
 
Une enquête socio-politico-poétique totale et explosée du milieu poétique, grâce à un dispositif textuel-visuel-sonore.
… il y a quelque chose de pourri au royaume de la poésie
les images en plans larges ne sont pas forcément mensongères
l'équilibre que seul révèle le dérapage contrôlé
ON VOUS GAGNERA, VOUS VOUS COUCHEREZ
l'assaut de nos ironies et de nos dissimulations (je marche dans la merde depuis trop de pages)
aux récits grégaires des formes ensanglantées
— « moi, quand je mendie, c'est de profil »
écrire est en soi un récit ployable en tous sens
écrire c'est être entouré par sa propre pensée comme des lames de rasoir
(une lame réversible, mordue par les choses extérieures
et d'abord par les soubresauts en cisaille, et qui se retourne en coup de couteau)
plus il y a de chaos, plus l'homme désire sacrifier sa liberté pour sa sécurité
il nous faudra rouiller aussi, être coupant ne suffira pas
la lourdeur croissante des défis de puissance qu'engagent
les franchissements successifs des seuils de rupture
le délire des uns est devenu la santé mentale des autres
la restauration succède toujours au chambardement
(et il est impossible de remonter le temps)
et il est impossible parfois de ne faire autrement qu'acquiescer
(et « pourquoi vouloir toujours vous échapper ? »)
une servitude devenue gratification
ici la légitimité ne se conquiert qu'à l'aide d'un passé récusé,
ici il y a un show-biz poétique qui vit au-dessus de ses moyens
intellectuels et tout près de ses actifs confidentiels
au prix d'une collusion semi-mafieuse avec l'institution
et certains agents auxiliaires (autant de machines cognitives
parfaitement + objectivement orchestrées),
dans une lutte symbolique quasi-constante des poétiques pour l'hégémonie,
et, parce que ces poètes sont l'institution faite hommes,
qu'ils font corps avec elle, qu'ils lui donnent même corps,
qu'ils ont des intérêts très particuliers à défendre,
qu'ils manifestent le même grand écart
entre ce qu'ils pensent et ce qu'ils vivent
(seuls les morts ont vu la fin de la guerre)…
Le poète Sylvain Courtoux (né en 1976 à Bordeaux) crée le collectif Poésie-Express en 1999 avec Jérôme Bertin et Charles Pennequin. Il co-dirige la revue Plastiq (Nantes) avec Emmanuel Rabu (musicien et écrivain). Il a fait également partie du collectif Evidenz créé par Mehdi Belhaj Kacem. Il a effectué de nombreuses lectures et interventions publiques et a publié quelques textes dans de petites structures de micro-édition. Sylvain Courtoux s'est également fait remarquer par ses concerts électro-punko-poétiques en compagnie d'Emmanuel Rabu.