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Zamân
 

Paris
Publiée par Zamân Books, Zamân est une revue qui renaît de ses cendres, suite à deux numéros parus en 1979 et 1980 sous la collaboration d'un groupe d'intellectuels iraniens exilés en France (elle se voulait à l'époque une appréhension marxiste et critique de la révolution islamique en Iran). Redéfinie à l'occasion de cette seconde vie comme une revue sur les savoirs cosmopolites issus des mondes africains, asiatiques et arabes, un premier numéro sorti au printemps 2010 a permis d'en situer les enjeux actuels.
La revue repense la zone de contact entre les sciences, l'art et la littérature et alimente cet effort critique commun aux études postcoloniales, postorientalistes et, de manière générale, à toute forme de « contre-histoire » de l'art et des images. En reprenant le modèle des « constellations », cher à Walter Benjamin, la revue Zamân met en lumière des artistes modernes et contemporains qui se sont récemment fait leur place dans les expositions et musées internationaux (Barbad Golshiri, Ziad Antar, Julien Audebert, Abbas Akhavan, Jordi Colomer, Mitra Farahani, Shezad Dawood, Bahman Mohassess, Marwan…) ; des auteurs qui représentent une nouvelle génération de critiques et théoriciens (Thomas Golsenne, Monia Abdallah, Magali Le Mens, Nadia Mounajjed…) ; des auteurs plus réputés qui soit n'avaient jamais été traduits en français jusqu'à aujourd'hui, soit ne demandaient qu'à être redécouverts (Zeynep Çelik, Laura U. Marks, Sohrab Sepehri, Etel Adnan, Geeta Kapur…).
Zamân est élaboré à Paris par Élie Colistro (designer graphique), Lætitia Mate̱ke̱ (coordinatrice éditoriale) et Morad Montazami (rédacteur en chef).
 
2017
Numéro des nouveaux savoirs, le nouvel opus de la revue Zamân (regards croisés Orient-Occident) propose une cartographie alliant le Pacifique à la Méditerranée, de l'Inde au Maroc, en faisant intervenir les curators, artistes et historiens de l'art les plus novateurs de différentes générations (Toni Maraini, Eric Baudelaire, Geeta Kapur, Touda Bouanani, Faouzi Laatiris…). Le voyage des images, les nouvelles encyclopédies et les archives d'un « Orient » postmoderne sont au cœur de ce numéro destiné à toutes les bibliothèques de Babel.

2014
Numéro des scénarios, Zamân n° 6 se centre sur les champs de l'imaginaire pur et des procédés spéculatifs – aussi bien poétiques que politiques – notamment en questionnant les manières d'aborder un document ou autres genres de « scripts ». La grande question « comment raconter » se retrouve multi-située dans le champ de la science-fiction, de la géopolitique et des expositions universelles et coloniales.

2012
Numéro des hérétiques, Zamân n° 05 répond à l'obscurantisme par le gai savoir et à la guerre par le grotesque, à l'heure où la révolution syrienne a déjà tourné aux exactions de masse. Se plonger dans l'histoire des prisons de l'Inquisition siciliennes du XVIIe siècle, avec leurs fresques de prisonniers, ou dans l'œuvre provocatrice d'artistes comme Bahman Mohassess et Marwan ou d'une poétesse fulgurante comme Etel Adnan devient un acte de résistance au chaos. La coexistence des tapis orientaux et de l'art numérique n'est peut-être plus très loin…

2011
Numéro des icônes, Zamân 4 se veut une plongée dans l'héritage des figures mythologiques, religieuses et scientifiques héritées de l'orientalisme moderne. Au détour d'un entretien inédit avec Michel Foucault fait à Téhéran en 1979 ou d'un poème primitiviste de Sohrab Sepehri, on croise aussi le destin des Aztèques dans la colonisation ou le Festival des arts de Shiraz-Persépolis. Quel point commun entre les icônes de Manet et celles de Jordi Colomer ? Réponses en forme de puzzle.

2010
épuisé
Numéro de la renaissance, le troisième volume de Zamân est en réalité le premier qui soit sorti depuis les deux opus historiques parus en 1979 et 1980, après une coupure de trente ans – du contexte de la diaspora marxiste iranienne à Paris dans les années 1970 au contexte actuel de la mondialisation culturelle avec un Moyen-Orient en pleine mutation (Printemps arabes…).