Première monographie de l'artiste algérien basé à Paris dont les peintures troublantes de réalisme explorent minutieusement les mouvements du corps dans l'espace intime, avec un entretien avec Martin Bethenod et deux essais de John Arthur Peetz et Jill Gasparina.
Surprenantes et désarçonnantes, les peintures de Dhewadi Hadjab (né en 1992 à M'Sila, Algérie, vit et travaille à Paris) sont d'une intrigante beauté. La photographie et la pratique picturale sont conjointement au cœur de l'œuvre de l'artiste. Toutes les toiles commencent en effet par des photographies de modèles qu'il place dans des positions d'extrême inconfort, de contrainte ou de mise en danger. C'est ensuite par le biais d'une exécution minutieuse dans l'œuvre peinte et la mise en place d'un réalisme puissant que l'artiste accentue les moindres détails de ces corps en mouvement, et leur confère une grande intensité sculpturale. Cette peinture vibrante, forte et unique, entre pesanteur et grâce, est une invitation à transcender le sensible et la fragilité de l'incertitude.
Diplômé de l'École supérieure des beaux-Arts d'Alger, de l'École Nationale Supérieure d'Art de Bourges et des Beaux-Arts de Paris, Dhewadi Hadjab a été récompensé par plusieurs prix internationaux tels que le Prix des Amis des Beaux-arts « Prix du portrait Bertrand de Demandolx-Dedons » en 2020. En 2021, il est le lauréat de l'aide à la production Rubis Mécénat.