Véritable livre d'artiste, ouvrage expérimental entre journal intime, manuel scolaire et récit d'apprentissage, le catalogue du Pavillon grec de la 61e Biennale de Venise, conçu par Andreas Angelidakis, est un exercice de narration spéculative qui propose un récit historique non linéaire allant de 1934 (année de construction du Pavillon) à nos jours.
Escape Manual is Andreas Angelidakis' exhibition catalogue for the 61st Biennale di Venezia. The book presents an elaborate visual archive of the artist's research and sketches materialising into Escape Room, his immersive installation for the Greek Pavilion. Featuring original collages and texts, the research is queered into a personal narrative articulated through the perspective of Grecia, the pavilion personified.
Through layers of historical documents, magazines, renders, photos, and screenshots, the book explores the tension of national pavilions as a typology at the intersection of art, politics, and architecture. Occupying the space between a diary, a school reader, and a coming-of-age story, Escape Manual is an exercise in speculative storytelling, offering a non-linear historical account from 1934—the year of the pavilion's construction—to this day.
Andreas Angelidakis (né en 1968 à Athènes) est un architecte et artiste basé à Athènes. Il a étudié l'architecture au Southern California Institute of Architecture à Los Angeles, puis à l'université Columbia à New York. Sa pratique artistique s'appuie sur un engagement interdisciplinaire dynamique qui englobe l'architecture, l'édition, l'écriture, le design et la conception d'expositions. Son travail se situe à la frontière entre le réel et le virtuel, la mémoire historique et la fiction, la sincérité et l'humour, construisant de nouveaux environnements narratifs qui proposent de nouvelles façons de vivre et d'habiter la condition culturelle et numérique contemporaine. Dans son univers conceptuel, l'architecture fonctionne plus largement comme un vecteur d'exploration de l'identité, tandis qu'Athènes et la notion de ruine – antique, moderne ou numérique – reviennent comme des motifs constants et essentiels à travers toute sa production artistique. De l'installation à l'essai, chaque œuvre distille sa réflexion continue sur la relation entre le spectateur et l'œuvre d'art, mettant en avant l'interaction entre le pouvoir, l'espace et l'infrastructure à travers des systèmes visuels singuliers qui privilégient les expériences incarnées au sein d'états numériques.