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Le paysage ouvre à heures fixes
Stéphanie Cherpin [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Art contemporain [tous les titres] – collection Monographies [tous les titres]
Stéphanie Cherpin Le paysage ouvre à heures fixes
Textes de Paul Bernard, Valérie Da Costa, Guillaume Condello, Stéphanie Cherpin.
paru en mars 2013
édition bilingue (français / anglais)
17 x 23 cm (broché, couv. à rabats)
160 pages (ill.)
25.00 €
ISBN : 978-2-84066-581-6
EAN : 9782840665816
en stock
 
Première monographie consacrée au travail sculptural de Stéphanie Cherpin, dont les œuvres souvent monumentales, aux formes étranges, prennent comme point de départ des constructions fonctionnelles, amas de chantier et pièces récupérées dans les marges industrielles et commerciales de la ville. Avec deux essais, un entretien et un album complet des sculptures de l'artiste.
Née en 1979 à Paris, Stéphanie Cherpin y vit et travaille.
« Si le cœur d'une cité est traditionnellement dévolu à la vie politique et culturelle, sa périphérie est un amas de chantiers, industries et grandes surfaces. A la noblesse des édifices du centre-ville s'opposent ainsi des constructions chaotiques à l'architecture purement fonctionnelle et éphémère. Et pourtant la monumentalité, la profusion, la brutalité propre à ces zones industrielles provoque un certain émerveillement. C'est ce que s'efforce de reconnaître l'œuvre sculptée de Stéphanie Cherpin, dans les deux sens du mot : rencontrer quelque chose ou quelqu'un de familier, et légitimer, attribuer une distinction honorifique. Cette reconnaissance est le point de départ de tout un processus sculptural. Explorer, arpenter ces territoires périphériques. Faire de leurs dimensions celles d'un gigantesque atelier. Se laisser traverser par un flux d'images et de sensations. Guetter parmi les pièces détachées des magasins de bricolage, dans l'accumulation de matériaux désactivés, les différents éléments d'une structure esthétique. Les confronter, les combiner et tenter de les intensifier. (…) Une fois offerts aux regards du spectateur, ses travaux débordent, provoquent. Aucune emprise globale n'est possible. C'est une sculpture qui obstrue délibérément le passage, dans laquelle on se prend les pieds. Une sculpture faite de tension. Une sculpture qui montre les dents. Une sculpture limite, aux accords stridents, dépouillée de toute sophistication. Cette énergie, ce refus de s'accomplir trouve de sérieux points d'accroches avec toute une culture rock grunge. La sculpture de Stéphanie Cherpin est à l'image de l'herbe décrite par Henri Miller dans un célèbre passage de son Hamlet : si elle ne produit ni fleurs, ni porte avions, ni sermons sur la montagne, en fin de compte, c'est toujours elle qui a le dernier mot. » (Paul Bernard)