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Vertige des correspondances
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  Vertige des correspondances
Edité par Julien Fronsacq.
Textes de Julien Fronsacq, Charles Blanc-Gatti, Teresa Castro, Jelena Martinovic, Sarah Burkhalter, Maxime Guitton, Gallien Déjean.

Conception graphique : Marietta Eugster et Teo Schifferli.

Publié par l'ECAL.
paru en avril 2015
édition bilingue (français / anglais)
24 x 31 cm (broché, reliure spirale)
186 pages (ill.)
30.00 €
ISBN : 978-2-9700-9622-1
EAN : 9782970096221
en stock
 
Vertige des correspondances a pour objet le paysage et plus précisément les relations entre sa cartographie et des aventures visuelles ou artistiques, notamment cinématographiques et picturales, à partir des recherches de Charles Blanc-Gatti (1890-1966), figure méconnue de la peinture musicaliste, dans les domaines artistiques et au-delà.
Ce livre met en regard un portfolio d'archives de Blanc-Gatti et un corpus de textes théoriques, le premier servant de pierre angulaire au second. Les textes peuvent être lus en lien avec Blanc-Gatti et ainsi éclairer le contexte d'émergence de son œuvre à travers des aventures artistiques, visuelles et intellectuelles qui l'ont précédé et qui lui succèdent.
L'œuvre de Charles-Blanc Gatti, figure trop méconnue de la peinture musicaliste, se situe entre une quête d'harmonie synesthésique et la perte de repères sensoriels. A la fin de sa vie, après l'élaboration d'espaces picturaux, lumineux puis cinématographiques, Blanc-Gatti se consacre à l'observation de paysages alpins qu'il conçoit à la manière de spectacles dont il réalise des relevés cartographiques et sensoriels.
L'ouvrage Vertige des correspondances, conçu en collaboration avec les graphistes Marietta Eugster et Teo Schifferli et le photographe Jonas Marguet, rassemble 85 reproductions issues des archives de Charles Blanc-Gatti. Il comprend des contributions d'experts issus de disciplines complémentaires : Maxime Guitton, spécialiste en musique, programmateur musical et ancien assistant de la compositrice Eliane Radigue, Gallien Déjean, historien de l'art et commissaire d'exposition, Teresa Castro, historienne du cinéma, Jelena Martinovic, historienne de la médecine et artiste, et Sarah Burkhalter, historienne de l'art et de la danse moderne.
Publié dans le cadre du projet de recherche éponyme du Master Arts Visuels de l'ECAL / Ecole cantonale d'art de Lausanne, sous la direction de Julien Fronsacq et soutenu par la HES-SO / Haute école spécialisée de Suisse occidentale.

Charles Blanc-Gatti (1890-1966) publie son premier texte sur les correspondances entre musique et peinture en 1931, date à laquelle il présente une exposition personnelle chez Bernheim-Jeune. L'année suivante il fonde avec Henry Valensi, Gustave Bourgogne et Vito Stracquadaini l'Association des artistes musicalistes. Son texte majeur, Des sons et des couleurs, est publié en 1934.
En 1939 Blanc-Gatti produit Chromophony, un film dont le générique précise l'ambition : « la nature a même donné à une espèce de cactus mexicain [le peyotl] le pouvoir de transformer les sons en couleurs ».
Les années 1950 ouvrent un nouveau chapitre pour Blanc-Gatti, dont l'intérêt pour ce qu'il conçoit comme une intrication des phénomènes optiques et sonores le conduit à observer l'influence des « vibrations lumineuses » et des « fluides magnétiques terrestres » sur le corps humain.
Dans un texte non daté et intitulé « Symphonie alpestre en ut mineur » Blanc-Gatti décrit le paysage alpin à la manière d'un spectacle sensoriel dont il n'a de cesse de retranscrire les effets optico-sonores. « [S']apprêtant à descendre un étrange couloir, étranglé entre deux sommets des Attelas », l'auteur trouve en plein air le spectacle « chromophonique » qu'il a tant cherché à réaliser.