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La Sixième Partie du monde
Michel Aubry [tous les titres]
Captures [tous les titres] Monographies & livres d'artiste [tous les titres]
Michel Aubry La Sixième Partie du monde
Conception graphique : Nicolas Romarie.

Publié avec le soutien du Centre national des arts plastiques, de la Région Rhône-Alpes et du Parc naturel régional du Vercors.
paru en novembre 2014
édition française
20 x 26,5 cm (broché, dos toilé)
208 pages
26.00 €
ISBN : 978-2-9533912-6-8
EAN : 9782953391268
en stock
 
Livre d'artiste. Traduction et réinterprétation des cartons du film de Dziga Vertov, La Sixième Partie du monde (1926).
Ce livre d'artiste s'inscrit dans la continuité de la pratique de Michel Aubry, la réinterprétation et la reconstruction d'une œuvre existante et source d'inspiration. Il s'agit d'une reprise des panneaux du film de Dziga Vertov, La Sixième Partie du monde (1926). Les textes ont été traduits et déployés au fil des 208 pages. La police de caractères est choisie pour être au plus proche des cartons originaux.
Michel Aubry a pensé la composition de cette variation en huit chapitres : « au pays du capital », « vous qui baigniez vos moutons dans l'eau de l'océan et vous qui baigniez vos moutons dans l'eau de la rivière  », « et vous qui êtes assis dans cette salle de projection », « du kremlin à la frontière chinoise », « sur les routes de la terre soviétique circulent des produits d'exportation, « le lendemain le bateau repart », « la mer noire», « je te vois ».
La Sixième Partie du monde répondait à une commande destinée à circuler dans toutes les républiques soviétiques. Vertov montre comment l'URSS entend organiser la société autour de l'effort collectif de construction et de production. La publication fait suite à une commande adressée à Michel Aubry par les Parcs naturels régionaux du Pilat et du Vercors, sur l'histoire et le devenir de leurs industries.
« Je regarde La Sixième Partie du monde, un film de Dziga Vertov tourné en URSS. Je vois un monde aux ressources inépuisables, des hommes peuplant toutes les régions, la chasse, la pêche, l'agriculture, l'élevage, l'artisanat, l'industrie et des machines. Pour beaucoup d'artistes occidentaux de ma génération les formes les plus abouties du modernisme, ces œuvres que j'appelle souvent des fétiches et leurs créateurs nous accompagnent comme des figures héroïques qui hantent le monde contemporain. [….]. Je reste partagé entre les constructivistes qui avaient lié leur art à la productivité, à la vitesse, à l'acier ou au verre, et un environnement contemporain épris de liberté et d'invention qui se relève difficilement des conséquences de son extraordinaire développement. » Michel Aubry, janvier 2013
Cette réinterprétation des cartons de La Sixième Partie du monde offre une vie autonome au texte, qui, dans ce nouveau rythme devient un chant, un poème déclamé. Il appartient au lecteur de lui donner un nouveau contexte.
Michel Aubry (né en 1959 à Saint-Hilaire-du-Harcouët, vit et travaille à Paris) déploie une œuvre programmatique depuis plus d'une vingtaine d'années. A la fois historien du design constructiviste et couturier de la perfection, sculpteur de sons et collectionneur de tapis de guerre, de tenues de camouflages et de costumes militaires, l'artiste plonge son spectateur dans un art de l'étonnement et du questionnement. A la suite d'un cursus mené à l'Ecole supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, où il expérimente le bois et l'ébénisterie, il confectionne ses premiers objets sonores inspirés des launeddas, famille d'instruments de musique sarde fabriqués à partir de roseaux. Grâce à une table de conversion qu'il établit en 1992, où la taille du roseau lui sert d'étalon de mesure, il réalise des sculptures sonores et greffe musique à des vêtements, « objets génériques » et meubles constructivistes. Michel Aubry est également producteur et réalisateur de films. Jouant de la frontière entre original et copie, souvent avec humour, il revisite et réinterprète des films du cinéma français des années 1930 et met en scène des rencontres fictives.