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Colloque Actes & Images – Acte et performance comme pratiques contemporaines de l’image et de l’œuvre
Centres d'art, musées, galeries & varia [tous les titres]
  Colloque Actes & Images Acte et performance comme pratiques contemporaines de l’image et de l’œuvre
Textes de Caroline Bernard, Pierre-Damien Huyghe, Flora Katz, Aurélie Pétrel, Michel Poivert, Vanessa Theodoropoulou, Fabien Vallos, Chiara Vecchiarelli.

Publié par l'École nationale supérieure de la photographie (ENSP) et les éditions du Centre de recherche art & image (CRAIE).
paru en juillet 2019
édition française
15 x 21 cm (broché)
168 pages
13.00 €
ISBN : 979-10-91540-32-2
EAN : 9791091540322
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Une histoire de l'œuvre et de l'image saisie d'abord comme un acte et comme un processus : le bilan d'une recherche collective qui se propose d'interpréter l'acte d'image et l'acte photographique, et tente de montrer l'ampleur des investigations sur les questions de l'acte, du processus et de la performativité.
Il semble, et il faut en retracer une archéologie, que le regard sur l'œuvre dite d'art se déploie dialectiquement entre une histoire de l'art et une histoire matérielle de l'art. L'histoire de l'art est celle qui s'intéresse à ce que nous nommons production, autrement dit à l'œuvre en tant qu'objet, tandis que l'histoire matérielle s'intéresse, quant à elle, à ce que nous nommons processus, autrement dit à l'œuvre pensée comme action et comme performativité.
Ainsi l'histoire matérielle de l'œuvre et de l'image ne s'intéresse pas d'abord à l'objet mais à la position prise par ce que nous appelons un spectateur ou un récepteur devant l'œuvre. La différence est alors la suivante : 1. affirmer la non-cohérence de la distinction aristotélicienne entre poièsis et praxis, à moins de pouvoir la lire, dans une histoire matérielle, comme la possibilité dans l'inachèvement de la co-actorialité du récepteur, et 2. penser que l'histoire (matérielle) de l'art ne se situe pas d'abord dans l'œuvre mais dans la présence et la position du récepteur. Pour cela, il faut penser que le centre de ce processus est bien la différence entre les termes production et processus. Ainsi le premier parle de l'objet, tandis que le second de la position devant l'objet. C'est cette différence qui est au cœur du problème de l'interprétation de l'activité artistique et de l'acte d'image, en tant qu'histoire ou histoire matérielle.
C'est ce champ – pensé depuis le concept moderne de co-actorialité – que nous voudrions penser et interpréter : celui de l'acte, des processus et de la performativité comme sens moderne de ce que nous nommons œuvre.
Publié suite au colloque éponyme organisé les 17 et 18 janvier 2019 au Parc des Ateliers, LUMA Arles, conçu par Fabien Vallos et les étudiants du Laboratoire Fig. avec le Centre de recherche art & image (CRAIE) de l'École nationale supérieure de la photographie, Arles.