CapriccioAdrian Schiess, l'œuvre plate

extrait
Adrian Schiess développe ses œuvres de peinture sur contreplaqué, sur bois, sur papier de riz, papier de soie et toute sorte de papier, sur du carton, de l'aggloméré, du métal, des matières trouvées, des produits synthétiques, des matériaux de synthèse, etc. Il fait du dessin, des esquisses, des notes, des croquis, des aquarelles et des gouaches, qui remplissent quantité de livres et de carnets. Il occupe toute sorte de support et toute nature de matériaux. De même, il fait de la peinture à l'huile, à l'acrylique, à l'eau, à la cire, à la bombe, à l'encre, à l'encre de chine, au crayon de couleur, à la peinture industrielle, à la dispersion, à la laque, à l'émail, peinture à métaux, etc. Il fait de la photographie sur aluminium, sur plaque de bois, sur plaques de matériaux de synthèse. Il fait de l'affiche et des œuvres sur papier qui s'appliquent directement au mur ou sur toute sorte de surface existante. Il fait de la vidéo en bande, de la vidéo interactive sur moniteur, de la vidéo en projection et de l'installation vidéo, etc. Ses œuvres les plus caractéristiques sont faites avec de la peinture métallisée sur plaques d'aggloméré renforcé de PVC, recouvertes de métal, ainsi que sur des matériaux nouveaux et des matières synthétiques. [...]
L'espace propre à son œuvre reste le long de cette exploration dans le temps, extrêmement restreint, rigoureux et strict. Inaltérable dans son fondement théorique, l'espace de l'œuvre absorbe le noyau philosophique, la définition rationnelle, la conscience historique, la dimension analytique, le concept opérationnel et la nature propre à l'art dans une seule instance capable de fonder sans complaisance métaphysique ce qu'on peut appeler poétiquement « peinture » ou politiquement « la peinture même ».
Denys Zacharopoulos


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