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Le désir tragique – Sur Gerhard Richter (édition signée)
Brigit Pelzer [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Art contemporain [tous les titres] – collection Livres & éditions d'artistes [tous les titres]
Brigit Pelzer Le désir tragique Sur Gerhard Richter (édition signée)
paru en 1993
édition française
17 x 24 cm (relié)
24 pages (11 ill. bichromie)
épuisé
 
Édition limitée à 50 exemplaires, numérotés de I à L signés par Gerhard Richter et Birgit Pelzer.
Pour méthode : ce texte se centre, d'une part, sur les entretiens et les notes de Gerhard Richter ; il prend appui, d'autre part, sur la pensée de Jacques Lacan.
En 1991, Gerhard Richter dit : « Je vois une position fondamentalement inchangée, un enjeu toujours le même qui traverse tous mes travaux. » Partir de la cohérence d'une pratique, ce n'est ni monter en effigie héroïque l'auteur, ni projeter ses intentions, ni pratiquer un supplément d'âme, une transcendance par contrebande, ni restaurer de prétendues valeurs sûres. Ce n'est pas non plus asseoir l'ensemble de l' œuvre sur telles significations préétablies ou sur telles contingences historiques et sociales dans une pure pensée de la cause qui permettrait de faire l'économie du sujet.
C'est admettre qu'il y a une énigme de la pratique. Encore une fois cela ne signifie pas la volonté de rétablir, de démontrer un « en soi » de l'œuvre. Là où précisément quelque chose toujours est élidé et fuit, il n'y a pas d'en soi, mais il y a une logique qui est de structure et cette structure est en partie hors signifiant.
Le travail de Richter tente de mettre en place une conjonction telle que le désir puisse y articuler ses coordonnées. Sa peinture atteste le point d'inscription d'une certaine relation au désir comme ce qui échappe, glisse et fuit. Si le support du désir, dès lors, indique la nécessité du détour, de la non-immédiateté, la tentative de le spatialiser, d'en marquer l'incidence, inscrit la position singulière d'un sujet.
Pour situer le désir, il faut situer sa pierre de touche l'objet. Le désir convoque la question de l'objet l'objet comme ce qui le cause, le met en mouvement, comme ressort du désir. Cet objet est précisément l'irrésorbable par le langage. Il est ce qui ne se montre pas sinon par ses effets. Comment cet objet vient-il à être constitué, à occuper la place d'agent d'un discours ? Qu'est cet objet incommunicable - le regard - distinct et en même temps lié à la constitution de l'objet socialisé, cotable, échangeable ?
Également disponible en édition courante.
Voir aussi Gerhard Richter ; Jürgen Schreiber : Richter, peintre d'Allemagne – Le drame d’une famille.