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L’imagerie du hasard
George Brecht [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Avant-gardes [tous les titres] – collection L'écart absolu – Poche [tous les titres]
George Brecht L’imagerie du hasard
Présenté et traduit par Bruno Elisabeth.
paru en 2002
édition bilingue (français / anglais)
11 x 17 cm (broché)
160 pages
ISBN : 978-2-84066-052-1
EAN : 9782840660521
épuisé
 
La première édition critique par Bruno Elisabeth d'un texte fondateur de l'un des principaux acteurs de la mouvance Fluxus. Il montre que tout provient toujours des coïncidences et que nous devons savoir jouer avec le hasard. À nous de saisir l'événement (event). Brecht élabore les fondements d'un art minimum extrême, où la nouveauté comme la tradition ne peuvent exister, dans un monde seulement présent, exact, précis, ouvert à toutes les connexions.
Artiste américain, George Brecht est né à New York le 27 août 1926. Il fait des études de chimie, et des recherches dans plusieurs laboratoires pharmaceutiques jusqu'en 1965 (il est l'auteur de plusieurs brevets). Ayant par ailleurs étudié l'histoire de l'art, il commence une pratique artistique en s'intéressant à l'aléatoire en 1953 ; il écrit Chance Imagery [Imagerie du hasard]. Curieux de l'œuvre de John Cage, il suit ses cours à la New School for Social Research de New York en 1958-1959. En 1959, sa première exposition personnelle s'intitule Toward Events [Vers les événements] (Reuben Gallery, New York). En 1963, il organise avec Robert Watts le Yam Festival à New York, un ensemble d'événements multiformes regroupant l'intervention de nombreux artistes. Inventeur de l'event Fluxus, il rassemblera ses compositions sur des petites cartes, qui seront éditées par George Maciunas. Les boîtes et l'arrangement d'objets ordinaires prennent alors une grande place dans son œuvre, qui s'organise en 1964 comme les pages et chapitres d'un livre : The Book of the Tumbler on Fire [Livre du gobelet sur le feu, ou Livre du culbuteur sur le feu]. Il séjourne à Rome, puis revient à New York, organisant avec Robert Watts les Monday Night Letters, performances hebdomadaires au Café Go Go. Il y rencontre Robert Filliou, avec qui il tient entre juillet 1965 et mars 1968 La Cédille qui sourit à Villefranche-sur-mer, près de Nice. S'installant ensuite à Londres, puis, définitivement, en Allemagne en 1970, il expose encore quelques années régulièrement, avant de se retirer du monde de l'art.

Voir aussi Frédéric Valabrègue : George Brecht, histoire d'un effacement.