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Le chiffre & le texte (formes d’usages) – Journée d’étude n° 5
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  Le chiffre & le texte (formes d’usages) Journée d’étude n° 5
Contributions de Quentin Meillassoux, Antoine Dufeu, Jean-Baptiste Carobolante, Victor Delestre, Irwin Marchal.
paru en avril 2012
édition française
11,5 x 17,5cm (broché)
120 pages
7.00 €
ISBN : 979-10-90951-02-0
EAN : 9791090951020
en stock
 
Compte-rendu de la journée d'étude organisée à l'École d'Enseignement Supérieur d'Art de Bordeaux autour de la figure de Mallarmé et du concept de chiffrage et de code dans l'œuvre moderne et contemporaine. Avec le philosophe Quentin Meillassoux et l'écrivain Antoine Dufeu.
Cette cinquième journée d'étude du séminaire « Philosophie du langage » (dirigé par Fabien Vallos) a pour titre « Le chiffre & le texte (formes d'usages) » et a eu lieu le mardi 14 février 2012 à l'École d'Enseignement Supérieur d'Art de Bordeaux. Ont été invités pour cette journée le philosophe Quentin Meillassoux et l'écrivain Antoine Dufeu.
En septembre 2011, a été publié Le nombre et la sirène de Quentin Meillassoux qui analyse Un coup de dé jamais n'abolira le hasard de Stéphane Mallarmé dans une tentative d'élucidation d'un nombre et dans la possibilité d'un déchiffrement de ce que la modernité appelle un poème. Si le travail d'écriture d'Antoine Dufeu consiste en même temps à pulvériser l'idée de l'unité stylistique et matérielle du texte et du poème alors même qu'il ne cesse de le réaliser dans une efficacité du chiffre et de la profusion, et si la recherche de Quentin Meillassoux consiste à penser la modernité du poème dans un nombre unique, alors nous devons proposer de penser encore ce qu'est pour nous le chiffre, le texte et l'usage que nous en faisons. Nous pourrions alors proposer comme énoncé central de cette journée d'étude, l'idée paradoxale que ce que nous appelons le poème ou le poématique, pour notre modernité, est contenu dans l'idée qu'il maintient et qu'il expose, systématiquement, un chiffre ou un nombre dont le celement, essentiel pour que l'œuvre se maintienne, pourrait éventuellement advenir à un dévoilement sans que rien ne change, puisque ce n'est pas le sens du chiffre qui compte mais ce qu'il se produit dans l'idée du déchiffrement. L'usage du poème, de l'œuvre, n'est pas à saisir dans l'appropriation d'un sens mais dans la figure originelle et cependant insignifiante de son secret.