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Trouble n° 05
divers [tous les numéros]
  Trouble
paru en 2005
édition française
14 x 20,5 cm
176 pages
10.00 €
en stock
(derniers exemplaires
disponibles !)
 
L'art comme survivance, skate-board, body-art, Jackass, art et nouvelle gauche américaine, Alain Séchas par Franck Scurti, Gilles Barbier...
Cadavre Exquis ?
Il existe une dimension politique du dialogue entre les choses, de la mise en relation. Trouble n° 5 propose des liens hypertextes, hyperanecdotiques, hypersouterrains ou hypersensibles, et convoque des auteurs qui créent ou analysent des correspondances.

Fictions ?
Partant d'une réplique d'un film d'Hitchcock, Vincent Pécoil offre une vision manifeste de son rapport personnel à l'art à travers l'examen d'une question on ne peut plus brutale mais essentielle : "À quoi sert l'art ?" À survivre ? En ce cas, les artistes super-héros-experts-spécialistes de la Dream Team imaginée par Boris Achour pourrait représenter le casting de l'exposition idéale. Objectif : sauver le monde.

Urbanisme ?
A partir d'une analyse précise et informée du phénomène du skate-board, Raphaël Zarka en éclaire certains enjeux esthétiques : la glisse comme sensation de vertige et l'espace public commun comme terrain de jeu. Une occasion d'observer les mutations fonctionnelles du mobilier urbain, qui renvoie au texte de Walead Beshty analysant, à partir d'Ed Ruscha, les liens entre la ville fantôme - décor vidé de présence humaine - et la propagation dans la fiction et dans l'espace politique d'une vision apocalyptique du monde.

Gestes ?
Dans sa subjective histoire de la performance et du body art en 20 minutes, Guillaume Désanges, en évacuant les ancrages historique, politique, social voire même artistique de ces mouvements, les réduit à une histoire de gestes simples, indexables en tant que tels et possiblement actualisables par un comédien. Un jeu de mime que l'on pourrait retrouver, certes de manière moins consciente, chez les membres du collectif télévisuel Jackass, dont Emilie Renard nous propose une analyse depuis le champ de l'art, en éprouvant les possibilités et les limites de l'application d'un propos critique à des objets non-artistiques.

Production ?
Opérant un parallèle entre les idéaux de l'art et ceux de la Nouvelle Gauche américaine, Chris Gilbert discute un nouveau statut de l'objet libéré et humanisé au vingtième siècle, avec comme fil conducteur (ou plutôt véhicule) la Coccinelle de Disney. Des mutations dans les modes de travail et de pensée agissant sur les formes de la production, qu'elle soit industrielle ou artistique, comme le prouve en actes l'artiste Gilles Barbier en dévoilant oralement un système de pensée complexe mais logiquement structuré qui fonde son propre travail.

Ecritures ?
Endossant le rôle du critique d'art, l'artiste Franck Scurti analyse son propre intérêt pour le travail d'un autre artiste (Alain Séchas), où transparaît admiration et possiblement un certain nombre de préoccupations communes. Un travail d'écriture qui reste topographiquement indéterminé, comme avec l'écrivain Daniel Foucard appliquant une méthode scientifique de communication à une narration de type littéraire.
De 2002 à 2007, la revue Trouble a effectué un travail de lecture, d'analyse et de production de points de vue sur l'art, en publiant des textes écrits tant par des artistes que par des critiques et des théoriciens.
En se maintenant délibérément à distance de l'actualité immédiate, la revue privilégie des approches subjectives et expérimentales, des partis pris théoriques et formels, des écritures qui rendent compte d'un travail critique qui ne relève pas seulement du commentaire, mais aussi de la spéculation, de l'acte de proposition. L'écriture critique est aussi un format avec lequel jouer, expérimenter, produire du sens autant que des formes. L'art contemporain y est autant un sujet d'étude qu'un moyen d'accès vers le réel, les phénomènes culturels, économiques, sociaux. Un tel positionnement se veut politique, mais sans y être inféodé.
Le travail de la revue Trouble consiste aussi à republier des textes plus anciens ou “oubliés”, à traduire des textes inédits en français pour mieux faire connaître des auteurs, élargir les contextes de réflexion, multiplier les approches hétérogènes.
Réalisée par Boris Achour, artiste, Guillaume Désanges, Claire Jacquet, François Piron et Emilie Renard, critiques d'art, la revue Trouble invite pour chacun de ses numéros des auteurs internationaux, qu'elle associe également lors de manifestations publiques qui sont l'occasion d'autres formes de discours et d'énoncés critiques.