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Espace(s) n° 14 – L’espace, lieu d’utopies
Espace(s) [tous les numéros]
  Espace(s) L’espace, lieu d’utopies
paru en mars 2017
édition française
19 x 26 cm (broché)
192 pages (ill. coul.)
15.00 €
ISBN : 978-2-85440-033-5
EAN : 9782854400335
en stock
 
Au sommaire de ce numéro consacré à l'espace comme lieu d'utopies : carte blanche aux Éditions du Chemin de fer, qui allient les mots de Christophe Ségas aux travaux d'artistes contemporains ; un essai de Pierre Senges ; retour sur la collaboration entre l'artiste Eduardo Kac et le spationaute Thomas Pesquet ; résidence théâtrale au CNES ; contributions littéraires et plastiques…
Espace(s) n°14 s'aventure dans le pari fou d'inscrire sur le papier ce que l'espace peut dévoiler lorsqu'on l'interroge au regard des idéaux qui peuvent s'y projeter. Sur le thème « Espace, lieu d'utopies », et dans la lignée du numéro précédent qui refondait les principes de la revue, arts plastiques et littérature y soutiennent un accord rythmé. La somme de toutes les propositions de ce numéro laisse entrevoir la possibilité d'inventer d'autres sociétés, d'autres règles, d'autres langages, mais aussi d'autres jeux ou d'autre lois. Réunies toutes ensembles, elles esquissent la promesse d'une action, la possibilité de concevoir l'idéal comme un possible. L'espace, son terrain de jeu, est alors pris comme le lieu parfait pour un ré-enchantement de la pensée, que l'on sèmerait de nos images, de nos histoires et de nos gestes.
Pour renforcer le virage éditorial à deux voix, les Éditions du Chemin de fer sont invitées à s'emparer d'un chapitre de la revue sous la forme d'une carte blanche où un texte signé par l'écrivain Christophe Ségas rencontre les travaux de quatre artistes contemporains (Olivier Umecker, Frédérique Loutz, Frédéric Malette, The Pit). De ce nouvel engagement est né également la nécessité d'ouvrir la rubrique «  Exploration  » à des contributions plastiques en plus des propositions littéraires habituelles (Ange Beuque, Romain Sein, Joséphine Lanesem, Renaud Baur, Guerric de Crombrugghe, Marina L. Karin Serres, Elise Parré, Patrice Luchet).
Entre réalité terrienne et départ définitif de l'homme dans l'espace, le romancier Pierre Senges nous plonge au cœur des contradictions essentielles au principe de l'utopie dans son Essai de palingénésie spatiale qui consacre la rubrique « Cosmologies #2 ». Un jeu de jongle et de tension entre la causalité et la poésie qui cohabitent dans le cosmos est ainsi posé, que l'on retrouve dans le dossier « Protocole » consacrant le processus de collaboration entre l'artiste Eduardo Kac et le spationaute Thomas Pesquet qui vient de donner lieu à la première œuvre jamais réalisée dans l'espace avec le soutien de l'Observatoire de l'Espace.
Ce dernier numéro de la Revue ne pouvait se passer des rendez-vous pris avec ses lecteurs au travers de rubriques récurrentes telles que « Résidence » tirée directement du programme Création et Imaginaire spatial. Les mécaniques de création s'y lisent et se métamorphosent en portes d'accès aux imaginaires des artistes sollicités (Théodora Barat, Anaïs Tondeur, Bertrand Dezoteux) et en secrets suggérés de leur construction. Le dossier « Projet Arrière-plan », témoin d'une résidence théâtrale réalisée pendant plusieurs mois par trois collectifs d'artistes et troupes de théâtre (Compagnie Laïka / Thierry Gilotte, Rémi Mort & Samy El Ghassasy / Full PETAL Machine), suit cette même lignée.
Puisque l'utopie est aussi le rêve d'un avenir meilleur, la rubrique « Vocabulaire » a invité cinq auteurs (Charles Robinson, David Collin, Gaëlle Obiegly, Solenn Denis, Hélène Gaudy) à investir la possibilité d'une future vie ailleurs qui, parfois, se meut en un retour sur soi.
Consacrée aux arts visuels, à la littérature, à la poésie, à la musique, à l'architecture, au design, aux arts de la scène et aux humanités, la revue semestrielle Espace(s), fondée en 2004 par le CNES - L'Observatoire de l'espace, entend se situer à l'avant-poste culturel de l'exploration spatiale et représente une démarche engagée sous la forme de « cahier de laboratoire », pour rapprocher univers artistiques, littéraire et scientifique. Une volonté clairement affichée d'élaborer des expériences culturelles et d'en consigner les résultats. Chaque ouvrage est construit autour des dix mots de la Semaine de la langue française auxquels l'Observatoire de l'Espace apporte de nouvelles définitions. Celles-ci font ressortir la part spatiale de ces termes et introduisent un argument narratif propre à susciter l'écriture d'un récit scientifique. Afin de nourrir l'écriture de ces récits, pour chaque définition est associée une iconographie illustrative liée à l'espace. Un dispositif d'écriture est également élaboré afin de retrouver sous une forme contemporaine le récit scientifique et les interrogations qu'il témoigne. Au fil des numéros, les ouvrages s'agrémentent de nouvelles rubriques élargissant le propos à d'autres horizons artistiques. Chaque numéro a son propre thème et de nouveaux écrivains contemporains francophones l'enrichissent chaque année de leurs nouvelles.