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Jack Goldstein [tous les titres]
Le Magasin [tous les titres]
Jack Goldstein <!---->
Avant-propos d'Yves Aupetitallot et Lionel Bovier.
Introduction de Lionel Bovier et Fabrice Stroun.
Textes de Hélène Winer, Laurie Anderson, Morgan Fisher, Douglas Crimp, David Salle, Thomas Lawson, Carter Ratcliff, Michael Newman, Jack Goldstein, John Hutton, Craig Owens, Therese Lichtenstein, Jean Fisher, Chris Dercon, Hal Foster, Jack Bankowsky, Rosetta Brooks, Philip Pocock, Bruce Greenville, Lionel Bovier, Fareed Armaly.
paru en 2002
édition bilingue (français / anglais)
23 x 29 cm (broché)
176 pages (ill. coul. et n&b)
ISBN : 978-2-906732-73-5
EAN : 9782906732735
épuisé
 
Anthologie de textes sur l'œuvre de Jack Goldstein (contributions de Hélène Winer, Laurie Anderson, Morgan Fisher, Douglas Crimp, David Salle, Thomas Lawson, Carter Ratcliff, Michael Newman, Jack Goldstein, John Hutton, Craig Owens, Therese Lichtenstein, Jean Fisher, Chris Dercon, Hal Foster, Jack Bankowsky, Rosetta Brooks, Philip Pocock, Bruce Greenville, Lionel Bovier, Fareed Armaly).
« “Que faire d'un artiste tel que Jack Goldstein qui, après des performances, des films et des peintures mettant l'accent sur des effets spectaculaires, se tourne vers une peinture “abstraite” – ou, plus précisément, vers une peinture d'images et d'événements rendus abstraits […] ?” C'est par cette interrogation que s'ouvre un important essai de Hal Foster, “Signs Taken for Wonders” […], s'attachant à décrire et évaluer différentes pratiques abstraites (picturales ou para-picturales) d'artistes encore rattachés au phénomène récent de “l'appropriationisme”. Portant un regard critique sur cette “nouvelle peinture”, Foster lui prête une habileté à instrumentaliser des styles issus des avant-gardes, une certaine mauvaise fois historique et un rapport plus qu'ambigu avec le marché – tous traits qu'elle partage avec le néo-expressionnisme ambiant. L'auteur en vient même à douter de la capacité de la peinture (un artisanat bourgeois datant de l'ère préindustrielle) à interroger sérieusement notre société capitaliste et technologique. Au-delà de ce constat partiellement négatif, cet article est symptomatique de la fortune critique de Jack Goldstein dans les années 1980, qui reste inséparable des débats idéologiques qui secouent cette décennie. Son œuvre sert en effet de pivot à nombre de commentateurs qui accompagnent l'avènement de “l'appropriationisme”, puis du “simulationisme”. À chaque fois, il n'est pas seulement question de décrire des pièces contemporaines de l'artiste, mais de rappeler son parcours. Tour à tour post-minimal, post-conceptuel, associé aux développements de la performance, puis enfin au retour critique d'une peinture ayant accompli la modélisation du tableau en objet et du motif en image (picture), le travail protéiforme de Jack Goldstein traverse la plupart des courants néo-avant-gardistes des années 1970 et 1980. Pour toute une génération de critiques engagés, comme Douglas Crimp, Craig Owens et Hal Foster, cette œuvre permet alors, non seulement de diagnostiquer le positionnement idéologique de la production artistique américaine contemporaine, mais également d'effectuer un pronostic global sur le devenir de la (post-)modernité. »
Lionel Bovier et Fabrice Stroun
Publié à l'occasion de l'exposition de l'artiste au Magasin, Grenoble, du 3 février au 28 avril 2002.
Jack Goldstein était l'un des artistes new-yorkais les plus importants des années 1980. Figure de la « Pictures Generation », il est retourné en Californie dans les années 1990 et a lentement disparu du monde de l'art avant que son œuvre connaisse un regain d'intérêt dans les années 2000. L'un des premiers diplômé de CalArts, Goldstein s'est ensuite tourné vers la performance, l'art vidéo, l'art sonore, la sculpture et la peinture. Il est décédé le 14 mars 2003.