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Ça m’inquiète toujours ces sirènes
Émilie Parendeau [tous les titres]
Boabooks [tous les titres]
Émilie Parendeau Ça m’inquiète toujours ces sirènes
paru en juin 2017
sans texte
17 x 24 cm (broché, couv. toilée)
256 pages (ill. coul.)
ISBN : 978-2-940409-91-4
EAN : 9782940409914
momentanément indisponible
 
Pour son exposition au Mamco, l'artiste française a puisé dans les collections du musée genévois, se livrant à une recontextualisation des œuvres de Imi Knoebel, Steven Parrino, Frank Stella, John M. Armleder, Luciano Fabro, Robert Filliou et Christian Robert-Tissot. A la fois catalogue et livre d'artiste, cet ouvrage rejoue l'exposition à la manière d'un recueil d'instantanés.
L'ouvrage présente des indices sur les modes opératoires de l'artiste tout en invitant à des expériences singulières. Superposé à l'exposition et nourri d'appropriation, ce livre d'artiste rejoue l'exposition dans des chapitres distincts, à la manière d'un recueil d'instantanés. Jeu de cache-cache, impression de déjà-vu et feedback surgissent tout au long de la lecture. L'artiste a emprunté dans la collection du musée des peintures de Imi Knoebel, Steven Parrino, Frank Stella et en a proposé un accrochage à l'envers. Des œuvres de John M. Armleder, Luciano Fabro, Robert Filliou et Christian Robert-Tissot ont elles aussi étés utilisés par l'artiste. L'exposition a été réalisée dans le cadre de l'obtention par Émilie Parendeau du Prix culturel Manor Genève 2016.
Publié suite à l'exposition éponyme au Mamco, Genève, du 24 février au 1er mai 2016.
Émilie Parendeau (née en 1980 à Ambilly, France, vit et travaille à Paris) n'envisage pas son travail artistique comme une suite de productions d'objets. Au contraire, et même si le processus qu'elle développe se concrétise finalement dans une forme matérielle, une partie fondamentale de son activité se situe dans l'immatériel : la recherche, l'étude d'œuvres d'autres artistes, l'histoire de l'art et des lieux dans lesquels elle est invitée à intervenir. Travaillant sur le corpus d'autres artistes, elle ne s'approprie cependant pas leurs œuvres au sens où les artistes qualifiés d'« appropriationnistes » (Elaine Sturtevant, Sherrie Levine, Mike Bidlo ou Richard Prince, notamment) ont pu le faire. Elle focalise ses recherches sur des artistes dont elle peut « interpréter » les œuvres parce que celles-ci ont eu une existence initiale par le langage (un texte, un programme, un protocole). Cette interprétation se traduit dans ce qu'Émilie Parendeau nomme une activation, autrement dit la traduction de la forme textuelle à une forme plastique qui va s'inscrire dans un nouveau contexte. L'artiste est lauréate du Prix culturel Manor 2016.