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Douze saisons
Gebran Tarazi [tous les titres]
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Gebran Tarazi Douze saisons
Textes de Morad Montazami et Gebran Tarazi, entretiens avec l'artiste.
2017 (parution prévue au 1er trimestre)
édition bilingue (français / anglais)
24 x 24 cm (relié)
336 pages (200 ill. coul. et n&b
39.00 €
ISBN : 979-10-93781-01-3
EAN : 9791093781013
à paraître
 
Grande monographie offrant une vision panoramique de l'œuvre de l'artiste libanais Gebran Tarazi, peintre des variations géométriques n'ayant eu de cesse d'explorer le carré à travers un labyrinthe de formes issues aussi bien de Damas, Jérusalem, Rabat ou Beyrouth. L'ouvrage mêle aux reproductions des tableaux et d'autres travaux une sélection d'écrits de l'artiste – journal, extraits de romans et correspondances – des entretiens et des textes critiques.
Cet ouvrage monographique sur la production picturale et l'héritage culturel de l'artiste libanais Gebran Tarazi (1944-2010) témoigne d'une œuvre unique en son genre. Celle d'un ermite de la pensée géométrique, lancé dans la quête sans relâche d'un territoire perdu, à la fois identitaire, politique et esthétique.
Emblème le plus éclairant de cette œuvre digne d'une ascèse spirituelle, les tableaux peints par Tarazi entre 1988 et 2003, pensés par l'artiste comme des ensembles conceptuels et symphoniques, jouxtent dans ce livre ses autres réalisations – œuvres graphiques, coffres et miroirs. Autant de « saisons » de variations géométriques et chromatiques explorant la forme carrée à travers un labyrinthe ornemental dont les ramifications géoculturelles transitent aussi bien par Damas, Jérusalem, Rabat ou Beyrouth.
En dialogue avec l'abstraction géométrique et le modernisme européens (notamment Josef Albers et le Bauhaus), Gebran Tarazi cultive cependant sa propre utopie méditerranéenne, dans laquelle se dénoue implicitement le nœud traumatique de la guerre au Liban. Cette publication entend offrir une vision panoramique d'une œuvre à la fois scientifique et fantasmagorique, rigoureuse et rêveuse. Et, plus largement, dévoiler une trajectoire intellectuelle qui, puisse-t‑elle traduire une quête mystique, se révèle une ressource clé pour l'histoire de l'art, mais aussi les études littéraires et la pensée critique « postorientaliste ». Écrits, journal de bord, correspondance de l'artiste et textes critiques accompagnent ainsi le catalogue des œuvres.
Publié à l'occasion de l'exposition de l'artiste à la Saleh Barakat Gallery, Beyrouth, du 24 mars au 6 mai 2017.
Gebran Tarazi (1944-2010) est un artiste libanais de premier plan bien qu'encore largement méconnu, dont les recherches sur l'abstraction géométrique, pleines de rencontres insoupçonnées, n'attendent que de se déployer à la manière d'un kaléidoscope. Ses peintures aux formes labyrinthiques s'inspirent du motif traditionnel du Qayem-Nayem. Tarazi est également auteur du roman Le Pressoir à olives qui fait écho aux recherches menées par le Nouveau Roman. Exposé principalement à Beyrouth, l'artiste a fait l'objet d'une grande rétrospective de ses œuvres à la Villa Audi en 2012.