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Entends-tu ? – Poèmes et Dessins de Kim Soun-Gui
Soun-Gui Kim [tous les titres]
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Soun-Gui Kim Entends-tu ? Poèmes et Dessins de Kim Soun-Gui
Publié par Onewwall.
paru en janvier 2017
édition bilingue (français / coréen)
14 x 21 cm (broché)
180 pages (ill. n&b)
10.00 €
ISBN : 979-11-950642-8-1
EAN : 9791195064281
en stock
 
Recueil de poèmes et de dessins de l'artiste coréenne qui figure un univers proche des comptines bouddhistes, appelant à l'éveil et à l'enfance.
La peintre rompt la continuité entre l'écriture et la peinture qui se reflète et substitue l'altérité à la ressemblance. Ce processus est différent des tentatives de quelques artistes qui essaient d'attirer la nouveauté de l'ancien à travers l'exotisme et aussi c'est différent de la transition de la ressemblance à la similitude que Michel Foucault a cru trouver dans les œuvres de René Magritte et puis d'Andy Warhol. Si le travail de Magritte dans l'interprétation foucaldienne se caractérise par la déconstruction de l'idéologie de la représentation de l'art moderne et la différenciation des jeux de répétitions, l'écriture-peinture de Soungui Kim fait surgir ce qui n'a jamais été représenté ou représentable. Pendant que le jeu de la similitude produit la jouissance de la fuite, le jeu de Kim forme le plaisir de la conception. Comment a-t-on la vie nouvelle sans accouchement ? Donc l'écriture-peinture de Soungui Kim comporte le long mûrissement. Madame Kim met la « mobilité dans l'immobilité » qui était le principe spirituel dans la tradition asiatique vers le dispositif pour la découverte de l'imprévu, l'apparition de l'inhibé, le soulèvement de l'opprimé. Je voudrais nommer l'ésthétique de Soungui Kim, « l'élan au ralenti » qu'on peut sentir dans ses vers comme « Les sangliers courent boitant / Au rythme des / Pas des flocons / De la neige. »
Myeong Kyo Jeong
Artiste plasticienne multimédia et pluridisciplinaire, écrivain, vidéaste, musicienne, enseignante, Soun-Gui Kim (née en 1946 à Pou-Yeo, Chung-Nam, Corée du Sud) vit et travaille en France depuis 1971. Elle expose dans le monde entier.
Dans les années 1970, elle oriente son travail vers l'installation, la vidéo, la photographie, le dessin, et la sculpture. Durant cette première période, sa préoccupation majeure est d'interroger le « lieu de l'image ». D'où, la déconstruction de l'image, l'introduction des notions de contexte, d'usage et d'aléa qui prennent une place importante. Durant les années 1980 son travail se concentre d'avantage sur l'art vidéo, vidéo comme outil, comme matériaux, comme concept et aussi comme forme de vie. A partir des années 1990 elle s'engage, avec plus de vigueur, vers un « jeu de langage et de paradoxe » tout en faisant appel aux concepts tels que l'indétermination, l'aléa, le non-sens, le non-agir et la paresse.
Soun-Gui Kim a publié de nombreux articles, notamment dans la Revue d'esthétique.