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La Maison de la Matière Première
Niek Van de Steeg [tous les titres]
Captures [tous les titres] Monographies & livres d'artiste [tous les titres]
Niek Van de Steeg La Maison de la Matière Première
paru en février 2017
édition bilingue (français / anglais)
21 x 26 cm (broché, deux points métal)
36 pages (ill. coul.)
18.00 €
ISBN : 978-2-9533912-5-1
EAN : 9782953391251
en stock
 
Quatre portraits pour quatre matières premières : l'édition courante et augmentée d'un livre d'artiste à tirage limité paru initialement en 2012.
La publication La Maison de la Matière Première fait suite à l'édition de 15 tirages de tête réalisés dans le cadre des expositions aux Centres d'art Le LAIT à Albi et Art3 à Valence, en 2012. Pour cette édition, Niek van de Steeg intensifie cette épopée sur le thème de la matière première, avec l'ajout d'un quatrième portrait, celui d'un pêcheur, Cédric Giroud dont l'histoire est liée à une huile synthétique visqueuse détectée dans le Rhône, le polychlorobiphényle, communément appelé PCB.

« Depuis le début des années 1990, Niek van de Steeg développe des formes comme des fragments du réel qui sont à la base de la construction qui s'incarne à chaque fois dans l'exposition, centre de son processus créatif. Après Le Pavillon à vent, la T.G.A.D. et ses différents développements, c'est La maison de la matière première qui sert à l'artiste à interroger le principe de réalité, celui de l'exploitation et de ses réseaux.
Que se passe-t-il avant que la matière première arrive, après différentes transformations, sur le marché ? Après le café, Niek van de Steeg s'intéresse à l'amiante et à l'uranium. Comment l'homme sculpte-t-il le territoire pour prélever ces matières premières ? De cette exploitation naissent des paysages emblématiques de la création humaine. Alors l'artiste y déroule le fil d'une histoire qui emprunte des chemins fragmentés de ce que les documents nous apprennent ; du début de l'exploitation jusqu'à la phase actuelle et son devenir.
Il utilise le gros plan, les éléments constructifs, la vue d'ensemble, les articles de presse, le portrait, pour imaginer et construire une structure qu'il lui sert de fil rouge. Cette structure en bois, le socle et fondation de la MMP, devient dans ses dessins un ensemble composé d'éléments, à la façon d'un puzzle. On y reconnaît de nombreuses figures, des figures de l'histoire, de la sculpture, de la peinture. La matière première s'enrichit de tous les points de vue que Niek van de Steeg met en scène dans un montage vertigineux ».
Lise Guéhenneux
Octobre 2012, texte écrit à l'occasion de l'exposition à Art3, Valence.
Egalement disponible en édition de tête sous coffret.
Depuis presque une vingtaine d'années, Niek van de Steeg (né en 1961 à Renkum, Pays-Bas, vit et travaille à Lyon) développe un travail qui prend en compte des sujets aussi variés que la réalisation du Marché commun de l'Europe des Douze en 1992 ; l'abandon des usines Renault sur L'île Seguin en 1989 ; la communauté d'Emmaüs à Dijon et à Amsterdam en 1994 ; le jardin de la Villa Médicis à Rome en 1996 ; le Centre d'Information à l'entrée d'un Kibboutz, Ein Harod, en 1998 ; un Centre commercial, Le Parvis, à Pau en 1999 ; une salle de classe au Château de Roussillon en 2001 ; la palissade d'un terrain de chantier dans le treizième arrondissement à Paris pour « Nuit Blanche » ; la création d'une terrasse, sous un chêne centenaire, dans un jardin privé, à Fiac, dans le Tarn ; un pigeonnier, dans un parc public à Jinan en Chine ; les pentes de la Croix-Rousse pour le festival des lumières en 2004 et, une agence de publicité « Le Dojo », à Nice en 2006. Ces situations ou endroits définissent souvent les prémisses d'une réflexion s'articulant dans la fabrication de fictions « Le Pavillon à Vent », « La Très Grande Administration Démocratique », « Structures de Corrections » ou « Paradoxes » et, prennent la forme de sites, textes, installations, sculptures et images dessinées et peintes.