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Maybe One Must Begin with Some Particular Places
Joachim Koester [tous les titres]
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Joachim Koester Maybe One Must Begin with Some Particular Places
Edité par Rodrigo Ortiz Monasterio et Yann Chateigné Tytelman.
Textes de Magali Arriola, Andrew Stefan Weiner, Sandra Rozental, Magnolia de la Garza, Richard Schechner, Philip Winterbottom Jr.

Conception graphique : Cacamotic – Maru Calva.

Publié avec Guayaba Press.
paru en décembre 2016
édition bilingue (anglais / espagnol)
20,5 x 25 cm (broché)
156 pages (ill. coul. et n&b)
25.00 €
ISBN : 978-3-943514-48-3
EAN : 9783943514483
en stock
 
Cette publication sert de prolongement aux études et aux œuvres que Joachim Koester a consacré à la figure mythique du théâtre d'avant-garde Jerzy Grotowski (1933-1999). Accompagné d'historiens, d'anthropologues et d'anciens élèves de Grotowski, Koester retrace les voyages et les séminaires organisés par le metteur en scène au Mexique.
Selon le metteur en scène Eugenio Barba, le théâtre de Jerzy Grotowski doit se comprendre comme un terrain ouvert à l'expérimentation physique et psychologique dans lequel l'acteur cherche à se transformer en une autre entité humaine, animale ou objectale. Intéressé par les rituels chamaniques pratiqués par les indiens Huichols du Mexique, les yogis indiens et les praticiens vaudou en Haïti, Grotowski a su mettre en avant les racines communes du rite et du théâtre et développer un système de « mouvements » et de « pratiques spatiales » faisant de lui l'un des principaux contributeurs de la performance contemporaine.
Les films réalisés par Joachim Koester mettent en œuvre les principes essentiels de la méthode Grotowski en invitant ses anciens élèves et collaborateurs à recréer ses exercices et ses pratiques spatiales. Cette publication revient sur les voyages effectués par Grotowski au Mexique. Par la voix d'historiens, d'anthropologues et d'anciens élèves, Koester remet en perspective les séjours mexicains du metteur en scène polonais afin de comprendre leur influence sur sa pratique théâtre.
Tenant à la fois du documentaire et de la fiction, le travail de Joachim Koester (né en 1962 à Copenhague, vit et travaille à Copenhague et New York) revisite et réactive certaines formes du passé tout en s'attachant aux questions de la conscience et de l'altération des sens. L'artiste développe un principe récurrent de montage de l'image pour s'emparer d'une mémoire collective et mener une exploration à caractère aussi bien géographique que mental. Dans cette enquête permanente sur l'épreuve du temps et de l'effacement, Joachim Koester se nourrit de la dualité entre rapport scientifique au réel et expérience sensible. Ainsi, les lieux chargés d'histoire puis désertés, vers lesquels il se tourne, accomplissent souvent, dans leur représentation photographique ou filmique, cette abolition volontaire des frontières entre approche conceptuelle et empirisme.
Joachim Koester a participé à la Documenta 10 de Kassel (1997) et à la Biennale de Venise (2005). Il a réalisé de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde : Museo Tamayo, Mexico City (2010)  Kestnergesellschaft, Hanovre (2010)  Turker Art Museum, Finlande (2009)  Moderna Museet, Stockholm (2007) et en France, notamment au Frac Lorraine, Metz (2009), à la Galerie, Noisy-le-Sec (2007) et au Centre National de la Photographie, Paris (2001).