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Considering some Drawings
Stéphanie Nava [tous les titres]
Centres d'art, musées, galeries & varia [tous les titres]
Stéphanie Nava Considering some Drawings
Edité par Ulrike Kremeier et Stéphanie Nava.
Textes de Marie de Brugerolle, Stéphanie Nava, Ulrike Kremeier.

Conception graphique : Superscript².

Publié par le dkw.Kunstmuseum Dieselkraftwerk Cottbus.
paru en avril 2015
édition trilingue (français / anglais / allemand)
18 x 22 cm (broché)
98 pages (ill.)
22.00 €
ISBN : 978-3-942798-55-6
EAN : 9783942798556
en stock
 
Elaboré à partir de ressources encyclopédiques sur le modèle des jardins ouvriers britanniques depuis une dizaine d'années par Stéphanie Nava, le projet de jardin dessiné Considering a Plot (Dig for Victory) s'est étoffé au cours des cinq expositions dont elle a fait l'objet. Cet ouvrage se propose de faire l'anatomie de cette installation stratifiée, vaste environnement où plus de deux cents dessins occupent tout autant qu'ils construisent l'espace.
Considering some Drawings est une publication relative au projet Considering a Plot (Dig For Victory) mené par Stéphanie Nava depuis plusieurs années et montré pour la première fois au Centre d'Art Contemporain de la Ferme du Buisson en 2008, puis en 2008 à Viafarini, Milan, en 2009 au Centre d'Art Passerelle, Brest, en 2011 au MOCAD, Detroit, en 2014 au dkw. DieselKraftwerk Kunstmuseum, Cottbus. Cette installation de vaste ampleur est en constant mouvement et, d'une structure stable, s'amplifie à chaque nouvelle monstration. En 2008, une première publication, coéditée par Passerelle et La Ferme du Buisson, constitue le point de départ du projet et expose son postulat, à savoir : réaliser un jardin « hors sol », entièrement artificiel, dessiné et construit à partir de ressources documentaires de type encyclopédique (planches de botaniques, manuels de jardinage, etc). Cet ouvrage documente les intentions et la structure, volontairement sans approcher la dimension physique de l'œuvre et sa présence réelle dans l'espace d'exposition.
Après cinq expositions, ce premier livre est tel le sachet dont on a extrait les semences pour un champ maintenant en pleine végétation. Le second projet de publication s'attache à retranscrire et étudier cette nature « réalisée » de l'œuvre. Il est question ici de scruter la physicalité, le rapport aux matériaux, aux objets, aux espaces et comment ceux-ci lui donnent sa singularité et sa capacité de dialogue avec les villes qui l'accueillent, en s'attachant à la relation fondamentale de l'installation au médium dessin, dont elle explore les possibles physiques et conceptuels, jouant des différents registres et régimes de celui-ci.
Cette publication permet de réunir au sein d'un même espace éditorial les différents moments, différents lieux et différents modes d'existence de cette œuvre, offrant au lecteur matière à réflexion sur les multiples natures d'une installation en perpétuelle poussée.
Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au dkw. Kunstmuseum Dieselkraftwerk Cottbus en 2015
Stéphanie Nava (née en 1973 à Marseille, vit et travaille entre Paris et Marseille) s'intéresse aux espaces de flux, de relations – comme la ville – et à leurs mécanismes, dans une production hybride qui relève, selon les cas, du dessin, de la photographie, de la sculpture et du mobilier ou de la gravure.
Après des études aux Beaux-Arts de Valence, Stéphanie Nava s'installe à Marseille et expose son travail régulièrement en France et à l'étranger en galerie ou avec des institutions (IAC, Villeurbanne, Passerelle, Brest, La Ferme du Buisson, Noisiel, MOCAD, Detroit, Viafarini, Milan…). Lauréate de la bourse Villa Médicis Hors les Murs en 2005, elle part pour une période de recherche à Londres où elle élabore sur plusieurs années l'ambitieux projet Considering a Plot (Dig for Victory).
« (…) Le choix de ce médium [le dessin] est en partie déterminé par l'immédiateté de réalisation qu'il propose. Pas besoin de technologie, de machines, de techniciens : j'ai une autonomie et un rapport direct à mon travail. C'est un médium que j'apprécie pour sa versatilité (en terme de formats et supports) mais aussi pour sa relation très étroite avec l'écriture au sens large, du texte à la géographie en passant par les diagrammes scientifiques. Le dessin me permet de mettre des objets en relation sur des surfaces et donc d'en faire le récit, de les confronter discursivement. Mon dessin est moins un travail d'imagination que de constat, il est fait de comptes-rendus, d'observations et me permet de retranscrire spatialement, par l'organisation de formes - pour la plupart figuratives, des réflexions sur ce qui m'entoure. »
(extrait d'un entretien avec Marie-Cécile Burnichon, 2013)