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Je pleure encore chaque fois que j’y pense
Frédéric Boyer [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Arts de la scène & arts sonores [tous les titres] – collection Nouvelles scènes [tous les titres]
Frédéric Boyer Je pleure encore chaque fois que j’y pense
Photographies d'Alain Fonteray.

Conception graphique : M/M (Paris).

Publié avec le Théâtre de Lorient.
paru en juin 2014
édition française
15 x 21 cm (broché, sous jaquette)
116 pages (ill. coul.)
29.00 €
ISBN : 978-2-84066-722-3
EAN : 9782840667223
en stock
 
Conçu par M/M (Paris), ce livre-objet documente, de manière photographique ainsi que par un texte de Frédéric Boyer, la pièce intitulée La Faculté, une tragédie contemporaine inscrite dans la vie de la jeunesse d'aujourd'hui, dont le texte à été créé par Christophe Honoré et mis en scène par Éric Vigner
« La Faculté c'est un spectacle d'Éric Vigner sur un texte de Christophe Honoré. La Faculté fut créé par Éric Vigner au Festival d'Avignon en 2012 dans la cour du lycée Mistral. Alain Fonteray a photographié le spectacle et ce sont ces photographies qui m'ont fait découvrir La Faculté. Bénédicte Vigner m'a demandé d'écrire un texte à partir de ces photographies. Sans avoir vu ni le spectacle ni lu le texte de Christophe Honoré. J'ai regardé chez moi les photographies d'Alain Fonteray pendant plusieurs jours, plusieurs mois, et à des heures différentes. Jusqu'à en oublier l'origine, la réalité de ces images. Jusqu'à ce point troublant de persécution des images. Rien n'arrive plus que l'absence de ces images. Ce que j'étais en train de voir je ne l'ai jamais vu. Et puis j'ai commencé à écrire. J'ai commencé à écrire ce dont précisément je savais qu'il me serait impossible d'atteindre. L'événement du spectacle. L'incarnation des mots de Christophe Honoré. Certaines nuits je me réveillais en pensant à ces photographies. À ce qui s'était passé ou pas. Il arrive que des œuvres répondent à d'autres œuvres qu'elles ne connaissent pas. Que des œuvres se répondent comme aussi des personnes se rencontrent sans se voir ni même se connaître. Mais quelque chose a lieu d'une reconnaissance. Moi j'ai vu dans ces photographies le souvenir vivant d'un scandale. Celui de la jeunesse. J'ai compris que la question de toute tragédie, de toute représentation théâtrale, c'est le contemporain qui s'adresse en nous à l'oubli le plus ancien. C'est l'Antiquité de notre monde comme une réalité neuve, brillante, et comme une blessure.
Plus tard j'ai vu enfin le spectacle La Faculté.
Ce que j'ai vu alors je l'avais vu pour toujours. »
Frédéric Boyer
Voir aussi M/M (Paris) – Les affiches du Théâtre de Lorient.
Écrivain, traducteur et éditeur, Frédéric Boyer (né en 1961 à Cannes) est l'auteur d'une trentaine de livres, romans, essais, poèmes et traductions, tous publiés aux éditions P.O.L. Son œuvre associe l'écriture personnelle et la relecture et traduction de grands textes anciens. Prix du Livre Inter en 1993 pour son roman Des choses idiotes et douces, prix Jules Janin de l'Académie française pour sa nouvelle traduction des Confessions de Saint Augustin (Les Aveux, 2008), iIl a dirigé le chantier de la nouvelle traduction de la Bible, avec de nombreux écrivains contemporains (Olivier Cadiot, Jean Echenoz, Florence Delay, Jacques Roubaud, Valère Novarina...), parue en 2001 (éditions Bayard).
En 2010, sa nouvelle traduction de Richard II de W. Shakespeare (P.O.L, 2010) est montée par Jean-Baptiste Sastre, avec Denis Podalydès, dans la Cour d'honneur du Palais des papes au festival d'Avignon. Où il fait lui-même ses premiers pas de comédien.
En 2012, création au Théâtre de Lorient et au Centre dramatique de Châteauvallon de sa première pièce : Phèdre les oiseaux (P.O.L, 2012), avec la comédienne Hiam Abbass.