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Pornologie vs capitalisme – Le groupe de happening Zero Jigen – Japon 1960-1972
Bruno Fernandès [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Avant-gardes [tous les titres] – collection Délashiné ! [tous les titres]
Bruno Fernandès Pornologie vs capitalisme – Le groupe de happening Zero Jigen Japon 1960-1972
paru en janvier 2014
édition française
17 x 24 cm (broché)
464 pages (ill. n&b)
23.00 €
ISBN : 978-2-84066-627-1
EAN : 9782840666271
en stock
 
Première monographie dans une langue occidentale sur la pornologie subversive et radicalement utopique du groupe d'avant-garde japonais d'antiartistes activistes Zero Jigen.
Zero Jigen (dimension zéro), le plus important groupe de happening du courant antiart, opéra de manière intensive de 1960 à 1972 à Tôkyô et dans tout le Japon, au moyen de rituels provocateurs, les gishiki. Sa guérilla contre-culturelle « arterroriste » consistait en une praxis de l'obscénité dans l'espace public d'un pays en surcroissance qui déniait ses réalités sociétales (violente crise politique, pollutions, guerre du Viêt Nam). Malgré cette intensité créative (300 happenings), Zero Jigen, contemporain du butô de Hijikata Tatsumi et de Gutaï, fut méprisé par la critique au Japon et demeure inconnu ailleurs. Occultation durable confirmant la validité de ses actions improductives reniant formes esthétiques, castes artistiques et parasitant la construction de l'image moderniste du capitalisme japonais. Le Refus de Zero Jigen est une pornologie subversive passant par « le corps » qui, à la différence de nos conceptions, est désindividualisé, dépotentialisé, désublimé et radicalement utopique.
Basée sur des sources japonaises, cette monographie, la première dans une langue occidentale sur Zero Jigen, donne accès à un contexte historique bousculant les stéréotypes d'harmonie sociale et de sérénité esthétique trop souvent attachés à l'objet Japon.
Bruno Fernandès (né en 1959) est chercheur indépendant, ancien des Langues'O. Une expérience de terrain, comme musicien improvisateur (percussions), au contact de l'underground japonais (free rock, noise, butō, performances) l'incitera à s'engager dans une recherche sur l'histoire des contre-cultures japonaises. A publié la première monographie en langue occidentale sur le groupe de happening Zero Jigen aux Presses du réel où il dirige la collection « Délashiné » consacrée aux contre-cultures japonaises du XXe siècle.