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Jean Dupuy [tous les titres]
Loevenbruck [tous les titres]
Jean Dupuy Where
Edité par Hervé Loevenbruck et Alexandra Schillinger.
Textes de Arnaud Labelle-Rojoux et Emmanuelle Lequeux.

Conception graphique : Roman Seban.
paru en octobre 2013
édition bilingue (français / anglais)
17,5 x 26,5 cm (broché, couv. à rabats)
416 pages (300 ill. coul.)
45.00 €
ISBN : 978-2-916636-06-1
EAN : 9782916636061
en stock
 
Les anagrammes de Jean Dupuy des années 1970 à aujourd'hui (livre d'artiste) : 160 ensembles d'œuvres accompagnés des notes de l'artiste, avec des textes de Arnaud Labelle-Rojoux et Emmanuelle Lequeux.
Après Ypudu anagrammiste (Christian Xatrec publication, New York, 1987) et Léon (Edition Rainer Verlag, Berlin, 1989), pour n'en citer que deux parmi les nombreux ouvrages parus, la galerie Loevenbruck publie aux éditions Loevenbruck, Paris, à l'occasion du 4e volet consacré à l'œuvre de Jean Dupuy, un livre d'artiste qui se concentre sur les anagrammes des années 1970 à aujourd'hui : « ce système d'écriture, basé sur un choix de mots qui représentent des couleurs pour résoudre des équations de lettres ». Sont à découvrir dans ce recueil 160 ensembles d'œuvres accompagnés des notes de l'artiste ainsi qu'un portrait de Jean Dupuy signé Arnaud Labelle-Rojoux et une introduction au livre et la pratique anagrammatique de l'artiste par Emmanuelle Lequeux.

« En 1973, un jour de désœuvrement, [Jean Dupuy] remarque ces quatre mots anglais inscrits sur un crayon : American Venus Unique Red. Après quelques heures de leur manipulation, les lettres se sont métamorphosées en quatre autres mots, français ceux-là : Univers ardu en mécanique. C'est la suite de l'histoire. Autres techniques. Autres matériaux. Autre dispositif. L'éternité de l'art... » (Arnaud Labelle-Rojoux)

« Il faut l'imaginer comme un alchimiste. Mais sans creuset de fonte, sans ambition de fer, sans pierre philosophale. Un alchimiste qui produirait tout avec la métamorphose de quelques lettres, rien de plus. On objectera que la production du plasticien Jean Dupuy est bien plus vaste et profonde que ces écrits pleins de couleur que l'on pourrait le croire, à les lire trop vite, juste potaches. Mais ils livrent une si belle clé de la malice de tout son œuvre qu'il fallait bien leur consacrer cet ouvrage et les mettre en regard de l'ensemble de ses créations, qu'ils irisent alors. » (Emmanuelle Lequeux
Né en 1925 à Moulins, Jean Dupuy vit et travaille à Roquesteron et à New York (États-Unis).
« Jean Dupuy abandonne Paris pour New York en 1967, après avoir jeté la plus grande partie de sa production picturale (issue de l'Abstraction lyrique) dans la Seine : une action qu'il commentera plus tard en deux mots : « Plouf ! Ouf ! » Un an à peine après qu'il fut arrivé à New York, sa sculpture Cone Pyramid (Heart Beats Dust) s'impose comme l'œuvre emblématique d'EAT. Cette sculpture de poussière, activée par les pulsations cardiaques des spectateurs, est la première rencontre de Jean Dupuy avec l'idée même du collectif mais aussi avec ce qu'il nomme le Lazy Art : l'art paresseux, un art qui consisterait, nous dit-il, à « faire travailler les autres, en grande partie, à sa place ». Le succès immédiat que rencontre Cone Pyramid (Heart Beats Dust) lui permet de poursuivre pendant plus de quatre années ses recherches « techno-sensorielles », conjointement avec les institutions artistiques et un marché de l'art de plus en plus prédominant. En 1972, il déserte la Sonnabend Gallery pour se consacrer à un art vivant, un art qui ne réponde pas aux diktats du marché, et il organise, en mai 1973, son premier événement collectif, une exposition, « About 405 East 13th Street (#1) », pour laquelle il invite trente artistes à intervenir dans et à propos de son lieu (un loft, espace à la fois de travail et de vie) : des interventions minimales, imperceptibles, pour la plupart, où les œuvres présentées ne sont pas à vendre. » (Christian Xatrec, communiqué de presse de l'exposition « Jean Dupuy : les années collectives (1973-1983) », galerie Loevenbruck, Paris)
En 1979, Jean Dupuy décide de mettre un terme à l'organisation de performances collectives, et se consacre davantage à la création d'objets et aux recherches anagrammatiques. Il quitte New York en 1984 et s'installe à Pierrefeu dans l'arrière-pays niçois, où il écrit son premier livre d'anagrammes : Ypudu anagrammiste (Christian Xatrec publication, New York, 1987). Il réalise également de grandes peintures anagrammatiques sur toiles et différents objets utilisant souvent optiques et moteurs.