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Gianni Piacentino [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Art contemporain [tous les titres] – collection Monographies [tous les titres]
Gianni Piacentino <!---->
Edité par Andrea Bellini.
Textes de Andrea Bellini, Dan Cameron, Laura Cherubini, Christophe Khim, Hans Ulrich Obrist, Marc-Olivier Wahler.
paru en juillet 2013
édition française
20 x 26 cm (relié)
272 pages (200 ill. coul. et 50 ill. n&b)
32.00 €
ISBN : 978-2-84066-637-0
EAN : 9782840666370
en stock
 
Première monographie : un hommage à Gianni Piacentino, artiste autodidacte parmi les plus singuliers de la seconde moitié du XXe siècle, protagoniste de la première période de l'Arte Povera, précurseur du minimalisme en Italie (parallèlement, designer de motos de compétition et pilote), auteur d'une œuvre inclassable dont le vocabulaire original explore les limites et la complexité des rapports entre art et design industriel (avec des contributions de Andrea Bellini, Dan Cameron, Christophe Kihm, Marc-Oliver Wahler, Laura Cherubini et une interview de l'artiste par Hans Ulrich Obrist).
Publié à l'occasion de l'exposition « Gianni Piacentino – Une rétrospective » au Centre d'Art Contemporain, Genève, de juin à août 2013.
Né à Coazze (Turin) en 1945, Gianni Piacentino vit et travaille à Turin. L'artiste s'est formé dans la Turin du milieu des années 1960, à l'époque où émergeait l'Arte Povera. Il a alors participé aux premières expositions du mouvement, celle de 1966 à la galerie turinoise d'Enzo Sperone et surtout « Arte Povera più Azioni Povere » dans les anciens arsenaux d'Amalfi en 1968, puis à l'exposition « Prospect '68 » à la Kunsthalle de Düsseldorf. Entre 1965 et 1968, il ouvre la voie du minimalisme en Italie – en même temps et indépendamment, non à la suite, du minimalisme américain de Judd, Lewitt, Morris ou McCracken. Son parcours artistique est aussi marqué par des expériences professionnelles inhabituelles pour un artiste : consultant pour une fabrique de vernis spéciaux, designer de motos de compétition et pilote.
Piacentino s'impose aujourd'hui comme une figure d'actualité grâce à un imaginaire individuel et visionnaire, dont l'art réside dans le faire. Sa couleur est matérielle, physique, ce sont des vernis qu'il sélectionne, teste et teste encore jusqu'à trouver la teinte exacte pour l'effet optique (et tactile) voulu, ces sont des vernis qu'il superpose. Au-delà du plaisir des matériaux, Piacentino est animé par l'amour des objets. Les symboles géométriques de ses premiers travaux sont remplacés par les objets du quotidien, et à la fin des années 1960, ses sculptures minimalistes célèbrent de plus en plus le dynamisme des machines, le mythe de la vitesse, des moteurs et du mouvement: « véhicules » et « ailes » témoignent de sa passion pour « L'esthétique de la technique » qui deviendra sa marque de fabrique. Piacentino est un artiste et un constructeur : ses travaux sont à la fois des objets, voire des prototypes, et des représentations métaphorique de l'objet devenu symbole.
Ses travaux ont été exposés dans de nombreux musées en Europe, comme le Reina Sofia à Madrid, la Nationalgalerie de Berlin, la Galleria d'Arte Moderna de Bologne ou le Palazzo delle Esposizioni à Rome, la Gesellschaft für Aktuelle Kunst Bremen et le Museum am Ostwall de Dortmund. L'artiste a également exposé à New York et à Los Angeles. Piacentino a par ailleurs participé à la 45e Biennale de Venise (1993), à la Quadriennale de Rome (1973, 2005) et à la Documenta VI à Kassel (1977).