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Notes Video
Stéphane Pichard [tous les titres]
Analogues [tous les titres] Monographies [tous les titres]
Stéphane Pichard Notes Video
Texte de Patrick Javault.
paru en mars 2011
édition bilingue (français / anglais)
15 x 24 cm (broché)
72 pages (ill. coul.)
21.00 €
ISBN : 978-2-35864-020-6
EAN : 9782358640206
en stock
 
Sept films de l'artiste français en images (réalisés au bord de la rivière Han à Séoul, à Bamako, sur les rives du fleuve Niger et à Mopti, avec une caméra de vidéosurveillance...), avec un texte de Patrick Javault.
La Mise en scène de la vie quotidienne, ce célèbre titre pourrait s'appliquer aux courtes séquences de Stéphane Pichard, à condition de préciser que ces mises en scène sont de cinéma et que c'est le regard porté sur elles qui donne une consistance à des gestes non remarquables. Ses films trouvent toujours en effet, par un choix de cadre ou un mouvement d'appareil, le moyen de suggérer que les aléas et les incidents pourraient avoir été réglés, voire dirigés. On oscille constamment entre le plausible et l'incertain. Par la succession de ces mises en scène fondées sur la rencontre et l'occasion, il est arrivé à construire et à affirmer une forme sur la durée.
Né en 1968 à Nanterre, Stéphane Pichard vit et travaille à Bamako, Berlin, Paris et Séoul. Diplômé en 1993 de l'ENSBA de Paris, il continue ses études à l'University of British Columbia, à Vancouver, puis poursuit ses recherches à Paris VIII et à l'INA. Professeur d'arts plastiques, il développe un programme de résidence d'artistes « Synapse » à l'Ecole Supérieure d'Arts de Rueil-Malmaison.

« Qu'il filme la banlieue parisienne depuis une mobylette, Bamako depuis une chambre de Sofitel, ou le paysage depuis un train Corail, Stéphane Pichard superpose un registre des perceptions à une grammaire élémentaire du cinéma. L'homme à la caméra est aujourd'hui l'homme du commun qui souvent ne distingue plus ce qu'il voit de ce qu'il filme. L'artiste qui partage avec lui la même prothèse est celui qui sait s'attarder sur les façons de voir, et cela d'autant mieux que rien ne se passe. Une attention flottante ressemblera à un plan fixe au ralenti, la répétition régulière d'un même trajet changera routes, champs et rivières, un long ruban la recherche d'un paysage dans un milieu sans intérêt en une succession de séquences d'identification. La mémoire du cinéma, celui des plans et des photogrammes, croise ici le présent de l'enregistrement permanent et du stockage de données. »
Patrick Javault