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Marnie Weber [tous les titres]
Le Magasin [tous les titres]
Marnie Weber <!---->
Textes de Yves Aupetitallot, Doug Harvey, Stéphanie Moisdon, conversation entre Marnie Weber et Mike Kelley.
paru en octobre 2010
édition bilingue (français / anglais)
24 x 29,5 cm (relié, couv. toilée)
128 pages (236 ill. coul.)
32.00 €
ISBN : 978-2-906732-87-2
EAN : 9782906732872
en stock
(derniers exemplaires
disponibles !)
 
Première monographie consacrée à l'univers « surréalisant », grotesque, étrange et inquiétant de l'artiste / musicienne californienne (collages, sculptures, costumes, performances, musiques, films et vidéos), avec des textes de Doug Harvey, Stéphanie Moisdon, une conversation entre l'artiste et Mike Kelley et une bio-bibliographie complète.
Publié suite à l'exposition rétrospective Marnie Weber, Forever Free, the Cinema Show au Magasin, Grenoble, de février à avril 2010.
Artiste plasticienne et musicienne, Marnie Weber (née en 1959 à Bridgeport, Connecticut, vit et travaille à Los Angeles) débute dans les années 1980 en tant que membre du groupe punk de Los Angeles The Party Boys. À la dissolution du groupe elle conduit une carrière solo et réalise deux albums (Woman with Brass, 1994, Cry for Happy, 1996). Comme elle l'avait pratiqué au sein des Party Boys, elle dessine ses costumes et met en scène ses performances. Les collages qu'elle réalise alors pour les visuels de ses albums, ainsi que ceux d'autres groupes (A Thousand Leaves de Sonic Youth, 1998), marquent le début de son travail artistique.
Marnie Weber fabrique des images composites à partir de corps féminins découpés dans des magazines pour hommes. Les images créées se jouent d'échelles paradoxales, dans un rapport du démesuré au tout petit, une sorte d'« immense intimité » où se construit peu à peu une mythologie de créatures et une ambiance qu'elle développera ensuite dans ses films et ses performances.
Le travail de Marnie Weber se déploie sur de nombreux médiums. Collage, sculpture, costume, performance, musique, film et vidéo concourent à la création de mondes de contes de fées habités par des créatures animales, des clowns et des personnages féminins. Elle y ménage toujours un état de malaise et de tension (enfant / adulte, mâle / femelle, humains / animaux, vie / mort, etc.). Ces mondes empruntent à la fois au cinéma, omniprésent à Los Angeles, à la culture populaire américaine, au surréalisme et à la musique.
Au début des années 2000, l'artiste invente les « Spirit Girls », un groupe de musique imaginaire composé de cinq adolescentes qui meurent tragiquement dans les années 1970 et qui reviennent sur terre pour délivrer un message d'émancipation, inspiré par un certain « féminisme » du mouvement spiritualiste américain au XIXe siècle.