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Carnets inédits – Journal du Second Empire (1851-1865)
Pierre-Joseph Proudhon [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Avant-gardes [tous les titres] – collection L'écart absolu – Fondamentaux [tous les titres]
Edité et présenté par Edward Castelton.
édition française
17 x 24 cm (broché)
ISBN : 978-2-84066-348-5
EAN : 9782840663485
en projet
 
Les carnets inédits de Proudhon révèlent l'évolution de la pensée du grand rival socialiste de Marx : un journal de la vie intellectuelle et politique sous le Second Empire, les réflexions sur l'économie politique, sur la propriété, sur la religion, sur le cours de l'histoire ancienne et moderne, sur le legs de la Révolution française, sur les mœurs de ses contemporains, etc.
La vie de Pierre-Joseph Proudhon sous le Second Empire est peu connue. Son biographe, Monseigneur Pierre Haubtmann, l'ancien directeur de l'Institut Catholique de Paris et l'un des co-auteurs du Vatican II, est mort accidentellement en 1971 avant de terminer la publication du journal de Proudhon, notamment la partie qui portait sur la période d'après le coup d'État du 2 décembre 1851.
L'intérêt d'une telle publication est pourtant incontestable, car bien avant l'échec républicain, Proudhon a tout vu venir. En prison depuis 1849 pour avoir prévu déjà la soif de pouvoir bonapartiste, Proudhon écrivait ses pensées les plus personnelles sur son époque dans des carnets. A partir du coup d'État, on voit apparaître de jours en jours une chronique des événements politiques, des affaires, des guerres, et des scandales qui ont dominé le Second Empire. Rivalisent en amertume et en colère les écrits politiques de Victor Hugo, tels Histoire d'un crime ou Napoléon le Petit ; en ironie Le Dix-huitième Brumaire de Karl Marx ; avec son acuité sévère les Souvenirs de Tocqueville d'une verve d'aristocrate ; dans son exaspération au bord du paroxysme le Journal de Léon Bloy, le journal du Second Empire de Proudhon, cet anarchiste toujours sincère et droit, ce plébéien Franc-Comtois seul contre tous, nous offre dans ses notes prises sur le vif une manière d'avoir accès à une époque encore mal connue que la France préfère toujours oublier.
Ce journal ne s'arrête pas là. Parsemée parmi ses commentaires sur les personnages clés du Second Empire, se trouve ici également l'évolution de la pensée du grand rival socialiste de Karl Marx, ses réflexions sur l'économie politique, sur la propriété, sur la religion, sur le cours de l'histoire ancienne et moderne, sur le legs de la Révolution française... Se trouve aussi le grand moraliste qu'était Proudhon, celui qui n'était jamais hypocrite lorsqu'il dénonçait la lâcheté, les mœurs, les sottises et la dégénérescence de ses contemporains. Ici, la polémique et la dénonciation se mêlent volontairement avec la bonne foi d'un critique qui a toujours voulu se comporter en honnête père de famille.

A la suite de la publication de la première partie des Carnets, cet ouvrage contient un ensemble de textes entièrement inédits et annotés, une introduction, une chronologie de la vie de Proudhon sous le Second Empire, de nombreux documents en annexe ainsi qu'un index onomastique et thématique pour les deux tomes des Carnets.
Chercheur américain, Edward Castleton (actuellement rattaché à la Maison des Sciences de l'Homme et de l'Environnement et au laboratoire de philosophie Logiques de l'agir à l'université de Franche-Comté) s'occupe de la publication des manuscrits inédits de Pierre-Joseph Proudhon. La publication des Carnets inédits de Proudhon est la première d'une série des manuscrits inédits de cet auteur qui vont paraître sous sa direction à partir de 2012.

Voir aussi Pierre-Joseph Proudhon : Carnets (1847-1851).
Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), philosophe, économiste et sociologue, l'un des premiers socialistes français, acteur important de la Révolution de 1848, est l'un des pères fondateurs de l'anarchisme, théoricien du mutualisme et critique de la propriété, auteur des célèbres boutades « La propriété, c'est le vol » et « Dieu, c'est le mal ».