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Cinématisme – Peinture et cinéma
S. M. Eisenstein [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Fabula [tous les titres]
S. M. Eisenstein Cinématisme Peinture et cinéma
Edité par Alexandre Laumonier.
Introduction, notes et commentaires de François Albera.
Avec un collage-préface de Jean-Luc Godard.

Traduit par Valérie Posener, Elena Rolland, Anne Zouboff (russe), Danièle Huillet (allemand), François Albera (anglais).
paru en 2009
édition française
19 x 24 cm (broché)
256 pages (235 ill. n&b)
20.00 €
ISBN : 978-2-84066-264-8
EAN : 9782840662648
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Un ensemble de textes d'Eisenstein qui permet de définir une méthodologie de l'analyse de l'œuvre d'art, dans ses rapports au cinéma et dans le cadre d'une esthétique générale envisagée au croisement de la sémiologie et de l'anthropologie.
Dans les milliers de pages où se déploie la réflexion théorique et esthétique du réalisateur russe S. M. Eisenstein, l'analyse d'œuvres d'art et de littérature – venant de tous horizons et de toutes époques – occupe une place centrale. L'auteur du Cuirassé Potemkine et d'Ivan le Terrible (deux des sept films qu'il acheva, laissant nombre de projets inaboutis et de films inachevés) commença par être décorateur et metteur en scène de théâtre tout en s'adonnant à une intense activité graphique, et il contribua, au-delà du cinéma, à édifier une esthétique générale qu'il envisageait au croisement de la sémiologie et de l'anthropologie. Son enseignement en était nourri, comme les manifestes et les articles qu'il signa ; mais son ambition dépassait manifestement ces destinations immédiates pour viser à une compréhension de la place et du fonctionnement des images dans la culture contemporaine.
De cette œuvre théorique restée en grande partie inédite à la mort du cinéaste, nous avons choisi de présenter ici un ensemble cohérent de textes qui, de la peinture du Greco aux multiples « Tour Eiffel » de Delaunay, des fresques d'Orozco aux estampes d'Outamaro, de la sculpture du Bernin à celle de Rodin et Tatline, de l'architecture du Parthénon à celle de Le Corbusier, de Delacroix, Géricault à Bourliouk, de Sérov à Picasso, définissent une méthodologie de l'analyse de l'œuvre d'art utilisant le cinéma comme « patron » et, inversement, confrontant celui-ci à une « cinématographie sans cinéma » qui souvent le dépasse. Cette démarche permet en fin de compte de placer le spectateur (un corps en mouvement au regard mobile) au centre de l'analyse, au détriment d'une approche interne de l'œuvre d'art.
Voir aussi S. M. Eisenstein : Glass House – Du projet de film au film comme projet .
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (1898-1948), décorateur puis metteur en scène de théâtre (1920-1924) et d'opéra (en 1939), cinéaste (depuis 1924 : cinq films achevés, trois inachevés ou interrompus, une dizaine à l'état de projets parfois commencés puis abandonnés), dessinateur prolifique, enseignant, auteur de nombreux manifestes, articles et conférences, a laissé à sa mort une dizaine d'ouvrages en chantier.

Voir aussi Peter Greenaway : Eisenstein in Guanajuato ; Elena Vogman : Dance of ValuesSergei Eisenstein's Capital Project.