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Andrea Fraser
 
Très influencée par la pensée de Pierre Bourdieu (qui signa la préface de son anthologie de textes) et porte-parole d'une critique institutionnelle « deuxième génération », qui après les travaux menés par Daniel Buren, Hans Haacke ou Michael Asher, a élargi la réflexion à d'autres espaces et acteurs institutionnels, ainsi qu'à des méthodologies empruntées à d'autres champs, Andrea Fraser (née en 1965 à Billings, Montana, vit et travaille à Santa Monica, Californie) fait partie de ceux qui, au tournant des années 2000, s'est interrogée sur la réconciliation entre la question des affects, du sujet, et celle de l'institution.
Cette question centrale dans le travail de Fraser s'incarne chez elle, dans les changements d'identité et les attributs dont elle se pare : costume strict et « genré » de médiatrice de musée (Museum Highlights, 1989) ; tenue d'Eve quand elle se vend, littéralement, à son collectionneur (Untitled, 2003) ; visage nu et en pleurs quand ce sont ses affects d'artiste qu'elle met en pâture chez son psychanalyste (Projection, 2008). A travers ses textes et performances, Andrea Fraser décortique les mécanismes à l'œuvre dans le champ de l'art, son contexte économique, social et politique pour mieux en révéler les ressorts cachés.
 

 
2015
Initiales
Le cinquième numéro de la revue de l'ENSBA Lyon est consacré à l'artiste et performeuse Andrea Fraser, figure clé de l'art des années 1990 et 2000 et du courant de la « critique institutionnelle » (une monographie complétée par une grande enquête sur l'espace critique réalisée auprès d'une cinquantaine d'artistes, critiques et philosophes internationaux).